Accusé de pratiques douteuses, voici pourquoi un proche de Biya se fait virer de la CEPER SA

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C’est à travers un communiqué publié vendredi 25 octobre 2019 dans les colonnes du journal gouvernemental Cameroon Tribune que la nouvelle a été rendue publique. Charles Etoundi, enseignant et ancien ministre de l’Education nationale, vient d’être débarqué du poste de président du conseil d’administration du Centre d’édition et de production pour l’enseignement et la recherche (CEPER).

« M. Charles Etoundi, ex-PCA et son épouse, dame Etoundi née Ebogo Christine Jeanne Marie, légalement ne sont plus habilités à agir au nom et pour le compte du CEPER SA », écrit en effet Christian Hebrard, président directeur général de cette structure dans le communiqué susmentionné. Cette décision a été prise au terme d’une assemblée générale et d’une session du conseil d’administration durant lesquels de nouveaux administrateurs ont été élus, apprend-on. Le PDG du CEPER précise que les travaux se sont déroulés en exécution de deux décisions de justice, en l’occurrence les ordonnances 1376 du 13 septembre 2018 et 1766 du 25 novembre de la même année.

Première entreprise introduite dans le champ de la privatisation au Cameroun, le CEPER avait été repris par un groupe de financiers constitué d’enseignants camerounais, de la Banque monétaire et financière du groupe Banques populaires, de l’Organisation internationale de la Francophonie, et d’un groupe de privés camerounais. Sa situation financière s’est dégradée au fil des années, principalement à cause de la concurrence jugée déloyale par ses dirigeants. Charles Etoundi, président du conseil d’administration depuis 2003, annonçait dans une interview accordée au quotidien Mutations le 18 mars 2010, avoir « repris les choses pour la restructuration ».

Aujourd’hui, non seulement le CEPER n’a pas repris des couleurs – les éditeurs locaux dont il fait partie se contentent actuellement de 5% des parts de marché du livre scolaire –, mais celui qui avait porté le projet du temps où il était proviseur du Lycée général Leclerc de Yaoundé dans les années 1990 n’est plus de la maison. Il faut dire que sa gestion au sein du CEPER a longtemps été décriée. On se souvient notamment de la vive crise sociale au sein de l’entreprise en fin 2017, lorsqu’il avait été accusé par les employés de s’être accaparé 600 millions de FCFA.

Source: ecomatin.net

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