Ambazonie: voici ces proches de Biya qui empêchent le retour à la paix

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L’annonce de l’enlèvement de Monseigneur Georges NKOO, évêque du diocèse de KUMBO dans la région anglophone du Nord-Ouest Cameroun, a provoqué une immense émotion cette matinée du samedi 24 aout 2019. Sa libération rocambolesque a été un moment de soulagement.

La fin heureuse de cet épisode de la crise anglophone ne doit pas nous faire perdre de vue l’immense détresse dans laquelle sont plongées les populations du NOSO avec son cortège de morts, de services publics incendiés, de milliers de familles déplacées, une économie en agonie, une situation humanitaire désastreuse et des milliers d’enfants qui ne vont plus à l’école depuis trois ans.

Le rôle du Président Paul BIYA est de préserver l’intégrité du territoire du Cameroun et sa souveraineté. La recherche d’un consensus national à tout prix est son objectif au quotidien. L’annonce du dialogue par le Premier Ministre a été perçue par tous les Camerounais comme le choix de la raison qui seul peut permettre d’espérer un retour à la paix. Il est aujourd’hui clair pour de nombreux Camerounais que le leadership dans la gestion de cette crise n’a pas répondu à toutes les attentes. Des erreurs ont été commises et les insuffisances dans l’approche sont avérées. Nous imaginions tous l’Etat au service du politique, comme un clergé aux ordres de Dieu. Alors que le Président BIYA poursuit de manière infatigable la paix, nous nous rendons compte chaque jour que l’opposition farouche d’une bureaucratie animée parfois d’excellents arguments, contrarie la mise en œuvre du dialogue tant voulu et souhaité de tous, au risque d’isoler le Cameroun sur le plan international et de rendre inaudible sa voix.

Au stade actuel, personne ne peut se prévaloir d’une présentation exhaustive de l’ensemble des scénarios. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le Président Paul BIYA détient les clés et le format que peut revêtir le dialogue. Le portail des camerounais de Belgique. L’avantage d’un dialogue permet d’aller au-delà de l’élite politique et de faire participer tous les acteurs utiles de la société civile, la diaspora et même les leaders des combattants sécessionnistes, car cette présence plurielle est la seule façon durable de gérer les problèmes posés par la crise de la partie anglophone du Cameroun. Le pouvoir d’incarnation des leaders religieux permet de jouer sur plusieurs registres comme l’atteste la lettre du clergé anglophone appelant à un retour à l’école. Nous avons de nombreux défis à relever, car le Cameroun souffre d’une crainte collective de voir le pays sombrer dans la violence.

Les attaques habiles via des résolutions au Parlement Européen, au Congrès Américain, l’inquisition des avocats du barreau français dans la politique du pays, cherchent à nous diviser. Tout ceci aide toutefois à prendre conscience de l’importance de l’unité du pays.

L’absence de perspectives d’un dialogue alimente la rhétorique de la haine tribale sur fond de conflictualité régionale. Vaincre la méfiance extrême qui règne et trouver un terrain d’entente sur les réformes à engager ne passe pas seulement par le vote des lois et des mesures règlementaires mais par un dialogue qui devient une exigence de plus en plus pressante. « Le dialogue a déjà débuté » : quelle plaisanterie de très mauvais gout et pourtant très en vogue dans les salons feutrés de Yaoundé! Nous devons donc arrêter d’en parler avec légèreté et arrogance à nos amis et collègues politiques anglophones. Au-delà d’être irresponsable, c’est une véritable provocation.

Source:https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/features/Ambazonie-ces-proches-de-Biya-qui-emp-chent-le-retour-la-paix-470616

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