Ambazonie: Voici les dessous de l’agitation américaine

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Après l’ambassade des Etats-Unis qui a récemment pondu un communiqué demandant la convocation d’un nouveau dialogue dans le cadre de la résolution de la crise anglophone, les propos tenus par ailleurs par le sous-secrétaire d’Etat américain en charge des affaires africaines, Tibor Nagy dévoilent un plan macabre ourdi contre le Cameroun.

es Etats Unis sont des observateurs neutres de ce processus et, bien que nous ayons proposé de jouer un rôle dans l’identification d’une solution éventuelle, nous aurions eu besoin d’être sollicités par les deux parties avant d’assumer ce rôle (…) Les Etats-Unis demeurent un partenaire et un ami engagé du Cameroun. Notre désir est que les Camerounais vivent en paix. L’ambassade exhorte toutes les parties impliquées dans le conflit dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à renoncer à toute nouvelle violence et à engager un dialogue ouvert sans conditions préalables. »

Ce sont-là quelques termes du communiqué de presse signé le 1er octobre 2019 par l’ambassade des Etats-Unis à Yaoundé. La chancellerie américaine entendait donner des clarifications sur le rôle de son pays dans le Grand dialogue national initié par le président Paul Biya. Comme on peut déjà le subodorer, pour l’ambassade des EtatsUnis, le Grand dialogue national initié par le président Paul Biya et qui a pourtant connu un succès retentissant au regard de la nature des différents participants n’est pas de son goût.

Du coup certains observateurs estiment que l’ambassade des EtatsUnis au Cameroun veut à tout prix transformer le cadre du règlement du conflit sociopolitique en cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en cadre international.

Et ceci, dans le but inavoué de s’ingérer dans la résolution de cette crise et de faire ainsi perdre le contrôle de la situation au régime du président Paul Biya. Comme si cela ne suffisait pas, après le communiqué de l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun, c’est Tibor Nagy, le sous-secrétaire d’Etat en charge des affaires africaines, qui est récemment monté au créneau en indiquant tout de go qu’il faut libérer tous les détenus arrêtés dans le cadre de la crise anglophone et que les auteurs des crimes dans la partie anglophone du Cameroun soient jugés. Certains observateurs en viennent donc à se demander dans quel but Tibor Nagy exige-t-il aujourd’hui que les auteurs des massacres dans les régions du NordOuest et du Sud-Ouest soient jugés et ce, sans faire la moindre allusion à l’assassinat de la gardienne de prison, Florence Ayafor.
Comme quoi, pour Tibor Nagy, le meurtre de Florence Ayafor n’entre pas dans le cadre de la crise dans les régions du NordOuest et Sud-Ouest.

Pour nos observateurs, l’on devrait interroger Tibor Nagy sur les rapports qu’il entretiendrait avec les auteurs des différents crimes enregistrés depuis près de 3 ans dans la partie anglophone du Cameroun pour savoir ceux qui relèvent de la revendication des Anglophones et ceux qui ne sont pas. Dans le cas du meurtre de la gardienne de prison, l’on est tenté de se demander si, dans le cadre de la crise anglophone, il existe des morts qui soient moins importantes que les autres. A en croire nos même observateurs, il faudrait voir en cette attitude de certains lobbies américains une duplicité criarde et ceci, quand on sait que les EtatsUnis continuent à abriter sur leur sol les commanditaires des actes de terreur dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Offre suspecte
Il n’est pas anodin de rappeler qu’avant la tenue du Grand dialogue national convoqué par le président Paul Biya, les Etats-Unis avec en tête Tibor Nagy étaient de ceux qui avait déjà suggéré l’organisation d’un forum international pour le règlement de la crise anglophone. Une offre plutôt suspecte qui semble rejoindre aujourd’hui curieusement les désirata exprimés par des leaders sécessionnistes installés dans plusieurs pays occidentaux. En initiant le Grand dialogue national, estiment nos observateurs, le président Paul Biya, avait tranché en tant que chef d’un Etat souverain, en convoquant une assise locale entre tous les Camerounais de bonne foi.

Même les leaders sécessionnistes installés aux Etats-Unis ont été invités. L’issue de Grand dialogue a démontré toute la bonne foi du président Paul Biya lorsqu’il fait libérer 333 personnes incarcérées dans le cadre de la crise anglophone. Alors question : quel gage le président Paul Biya devrait-il encore donner à Tibor Nagy et ses suppôts dans sa détermination à apaiser les tensions dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ? En voulant à tout prix imposer l’organisation d’un nouveau dialogue au Cameroun, de nombreux observateurs estiment qu’au-delà des enjeux géostratégiques, les visées américaines sont davantage économiques. Il serait alors question de placer, même au prix du sang, un pion à la tête de l’Etat camerounais dans la perspective de s’accaparer les richesses de son soussol. F

Source: La Nouvelle n°510

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