Bagarre à l’Intercontinental: voici la note de la police suisse à la garde de Biya

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Paul Biya à la tête d’un pays d’Afrique Centrale où une écrivaine peut user de son entregent pour faire envoyer en prison un journaliste en violation de la procédure pénale croyait qu’il lui suffirait d’avoir de bonnes relations avec Ueli Maurer, le président de la Confédération, pour que ses mercenaires transportés en Suisse aient le droit de casser la gueule à ses opposants en exil. Hélas !

La police helvétique qui n’est pas restée de marbre face à un précédent scandaleux sur son sol a tenu à remettre à leur place les brutes qui servent de garde prétorienne au dictateur camerounais.

Ces derniers s’étaient illustrés en milieu de matinée mardi par une brutale agression perpétrée sur des militants pro-démocratie camerounais venus exiger de leur président illégitime qui s’est sauvé le week-end dernier du Cameroun pour aller bénéficier des commodités de la vie au pays de Guillaume Tell après avoir créé et entretenu dans son pays les conditions d’une guerre interminable et particulièrement sanglante d’aller rasséréner la situation dans son pays.

Se croyant au Cameroun, ces barbares s’étaient une fois de plus livrés au seul exercice dans lequel ils brillent et se sentent à l’aise, à savoir casser de l’opposant aux mains nues, et ont distribué force savates à des manifestants qui croyaient n’avoir à faire qu’au seul Paul Biya, mais qui se sont heurtés à des incultes et robots recrutés dans les fins fonds des villages du Sud pour protéger un régime qu’on leur présente comme celui du village, contre les “envahisseurs” “nguelefiss” et “belobolobo”, comme le leur apprennent désormais des “instructeurs” en rupture avec l’esprit républicain qui fonde une armée, et surtout en mission de lessivage de cerveaux, pour tribaliser à outrance une crise qui n’oppose que deux catégories de Camerounais : l’infime minorité se recrutant dans toutes les ethnies qui a pris le Cameroun en otage et confisqué ses biens, et l’immense majorité qui demande à être aussi considérée comme héritière à part entière du «jardin que nos aïeux ont cultivé »
(https://www.facebook.com/generationahidjo/posts/ancien-hymne-nationale-du-cameroun-version-originale-o-cameroun-berceau-de-nos-a/219464418227491/). D’où la rage décuplée de ces jeunes qui livrent contre leurs compatriotes une guerre qui n’est ni la leur, ni celle de la patrie.

A l’arrivée, ils ont eu droit aux remontrances de la police suisse qui leur a fait interdiction formelle de maintenir l’ordre sur le territoire suisse, et encore moins de le faire à la manière camerounaise.

Pour leur gouverne, il leur a été recommandé de s’adapter à la tradition ici qui proscrit les voies de fait sur les manifestants pacifiques, et surtout de se comporter comme ce qu’ils sont au juste, c’est-à-dire des clients comme tous les autres, au lieu de se transformer en agents de sécurité ou autres forces de l’ordre.

Une interdiction dont les personnes visées devraient du reste se féliciter, car une tentative de rééditer leurs exploits de mardi lors de la manifestation prévue samedi prochain devant l’Intercontinental aurait pu se transformer en une véritable tragédie camerounaise au “pays du chocolat”.

Source: https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/features/Bagarre-l-Intercontinental-la-note-de-la-police-suisse-la-garde-de-Biya-465725

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