Cameroun- Après Sangmelima, voici pourquoi Ebolowa devient une menace pour le dialogue national

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L’interdiction du meeting du MRC à Ebolowa n’est pas vue d’un bon œil par plusieurs leaders politiques de l’opposition. C’est le cas de Frank Essi Secrétaire Général du CPP.

Dans une tribune publiée sur les réseaux sociaux le 1er novembre dernier, l’homme estime que cette interdiction est un coup dur pour le vivre ensemble prôné par le Grand dialogue national.

CamerounWeb vous propose l’intégralité de cette tribune :

C’est inacceptable d’empêcher un parti politique ou une organisation de la société civile de tenir des réunions publiques ou des meetings !

C’est inacceptable d’utiliser tout l’appareil de l’Etat (administration et forces de sécurité) contre les partis politiques de l’opposition !
C’est inacceptable de s’en prendre de manière violente à des citoyens qui veulent simplement exercer leurs droits civiques et politiques garanties par la Constitution et les lois de ce pays !
C’est inacceptable de considérer que certaines régions du Cameroun doivent être interdites au déploiement de certains partis politiques !

C’est inacceptable de considérer la région du SUD en particulier comme un territoire à « statut spécial » où certains militants.es politiques doivent voir leurs libertés d’association, de réunion, d’expression et de manifestation systématiquement restreints !

Une fois de plus, nous avons la démonstration que le Parti – Etat ou l’Etat – Parti est le principal producteur de divisions et de pratiques autoritaires ayant pour seule fin de défendre les prébendes et les privilèges de la minorité parasite constituée d’une fausse élite.

Fausse élite qui ne cesse d’échouer à fournir aux Camerounais.es de toutes les régions du pays des conditions de vie décentes.

Nous dénonçons avec la dernière énergie ces pratiques d’un autre âge !
Nous condamnons fermement ce recours au tribalisme et cette instrumentalisation des différents segments de l’appareil de l’Etat pour fausser le jeu politique et mettre en difficulté des adversaires politiques !
Ce sont de pareils actes qui créent une atmosphère de plus en plus délétère dans notre pays.

Ce sont de pareilles pratiques qui radicalisent de plus en plus de citoyens pacifiques.

Que les commanditaires de ces actes d’intolérance et d’autoritarisme se détrompent : ils ne pourront pas réprimer indéfiniment la profonde aspiration au changement et à la liberté des Camerounais.es !

Les événements d’Ebolowa, quelques jours seulement après ceux de Sangmélima, alors que se poursuit la guerre dans les régions du Nord – Ouest et du Sud – Ouest, au lendemain d’un pseudo « Grand Dialogue National », attestent plus que jamais de l’urgence d’une transition politique dans notre pays.

Une transition qui doit consacrer le démantèlement du régime liberticide, antipatriote, incompétent et gabégique en place.
Une transition qui doit permettre une refondation du pays sur des bases démocratiques, inclusives et consensuelles.

Ceux et celles qui aspirent sincèrement à un tel changement doivent tirer toutes les conséquences des multiples atteintes aux libertés fondamentales orchestrées et entretenues par ce régime qui révèle ainsi sa nature profondément dictatoriale.

Avant, nous pouvions prétexter ne pas savoir.

Aujourd’hui nous savons.

Agissons en conséquence.

Franck Essi, Secrétaire Général du CPP.

Source: camerounweb.com

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