Cameroun-Justice: La libération annoncée des prisonniers ‘Eperviers’ crée un remous dans le sérail, voici pourquoi!

0

Depuis le 03 octobre, le président Paul Biya a entamé un processus de décrispation de la tension socio politique en ordonnant la libération de 333 prisonniers anglophones puis celle de Maurice Kamto et ses alliés.
Une série de libération de prisonniers bien accueillie par certains, alors que d’autres demandent au président d’aller au bout du processus en libérant tous les prisonniers, notamment ceux arrêtés dans le cadre de l’opération «Épervier ». Une demande qui n’est pas du gout de tout le monde.

Expert en informatique et en criminalité financière, Dr Alain Nkoyock estime que les prisonniers des opérations « Epervier » ne méritent pas la grâce présidentielle. «Il est totalement absurde de libérer les Camerounais qui sont soupçonnés de corruption, de blanchiment d’argent et crimes associés ou les confondre aux militants des partis politiques» estime-t-il.
«Cela n’entre en rien du tout aux appels à l’apaisement du climat politique, à la résolution du contentieux électoral de la dernière élection présidentielle, ni à la résolution de la crise anglophone», poursuit Alain Nkoyock.

Pour lui, ils ne peuvent être libérés qu’après avoir rendu les sommes détournées. «S’il est établi que ces frères et sœurs sont liés aux crimes de détournements de fonds publics, leur libération doit être associée à un processus de recouvrement des biens volés.»
Pour rappel, Yves Fotso, Atanga Kouna ou encore Marafa Hamidou Yaya, ancien secrétaire général de la présidence et proche collaborateur de Paul Biya ont été arrêtés dans le cadre de l’opération «Epervier».

Voici l’intégralité de la sortie de Alain Nkoyock

Apaisement du climat socio-politique national et libération des prisonniers politiques

Les récentes libérations des prisonniers politiques Camerounais marquent enfin le début d’une volonté d’apaisement du climat socio-politique national. Nous attendons la libération des leaders anglophones, notamment Ayuk Tabe et ses collègues.

Par ailleurs, je lis depuis avant-hier, l’appel à la libération des prisonniers condamnés dans le cadre de l’Operation Épervier. S’il est établi que ces frères et sœurs sont liés aux crimes de détournements de fonds publics, leur libération doit être associée à un processus de recouvrement des biens volés.

De manière pratique, il faut 1) établir la liste de toutes ces personnalités, 2) dresser la liste des biens supposés être distraits y compris leurs comptes bancaires logés à l’étranger, 3) engager très rapidement des requêtes (assistances légales mutuelles) auprès des juridictions identifiées pour bloquer ces biens et initier leur recouvrement.

Les mécanismes pour le faire sont connus en fonction des pays.

Il est vrai que l’Operation Epervier a souvent été perçue comme un outil politique au service des réseaux au pouvoir. Mais, il est totalement absurde de libérer les Camerounais qui sont soupçonnés de corruption, de blanchiment d’argent et crimes associés ou les confondre aux militants des partis politiques. Cela n’entre en rien du tout aux appels à l’apaisement du climat politique, à la résolution du contentieux électoral de la dernière élection présidentielle, ni à la résolution de la crise anglophone.”

Source: camerounweb.com

Téléchargez notre application Android

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here