Cameroun: Les ex-sécessionnistes abandonnés à leur triste sort après le dialogue

0

Des informations concordantes font état de situations embarrassantes et de traitements équivoques.

Il n’est un secret pour personne que le président de la République fait de la gestion des ex-combattants, réfugiés et membres de la diaspora parties prenantes à la lutte armée dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, un point d’honneur.

Or après la phase réussie du grand dialogue avec la prise de parole solennelle à Yaoundé de plusieurs dizaines de repentis la situation est en train de se dégrader. D’après des informations de sources introduites, deux ex-combattants: un garçon et une fille sont tombés malades en fin de semaine dernière. Ils n’ont pu être pris en charge. C’est du côté de l’ambassade de France que l’aide est venue par l’entremise d’Elie Smith.

Le médecin de garde, sur ordre du même ministre conseiller, ayant accepté de soigner les patients et de commander de nombreuses analyses en donnant son nom en garantie de paiement. Ces actes médicaux et de laboratoire ont permis de déceler une crise de paludisme chez le garçon et un état Hiv pour la jeune fille. C’est ainsi que saisi, le conseiller du Premier ministre Fabien Nkot a contribué à hauteur de 150 000Fcfa. Comme d’ailleurs, le ministre Mbayu 150 000Fcfa lui aussi en l’absence du Premier ministre en séjour à l’étranger. Un autre ex-combattant qui a été transféré à Buea pour y être placé dans un camp de désarmement, démobilisation et réinsertion (Ddr).

Une opération qui a tardé comme quinze autres transférés une semaine auparavant. Verbalement violentés, il leur est refusé de prendre leur bain. Bien plus, le directeur du centre Ddr du Sud-ouest ne leur rend pas visite.

Au niveau de la direction du programme du Ddr, on signale de nombreux cas d’indiscipline dans les rangs du personnel du Sud-ouest qui se refuse d’admettre qu’il s’agit d’une population sensible pouvant servir de pairs-éducateurs aux combattants restés au front. Ce d’autant plus que le centre Ddr de Buéa d’après des informations introduites, est actuellement occupé par des prisonniers de droit commun venus des prisons de Buéa et Kumba, à l’initiative du gouverneur du Sud- ouest, Okalia Bilaï et de certains responsables Ddr.
Il se dit que des prisonniers de droit commun sont ainsi mêlés aux ex-combattants pour être présentés comme des éléments en réédition.

Pour quel but? Silence et boule de gomme. Raison pour laquelle, il est proposé de traiter convenablement ces ex-combattants qui sont en contact avec leurs frères restés en forêt pour les persuader de se rendre. Cette situation a l’avantage de renforcer dans l’opinion le succès du grand dialogue que certains agitent comme de la poudre aux yeux. Il urge pour y arriver de sensibiliser les autorités locales dans le Sud-ouest sur la directive du chef de l’Etat, Paul Biya sur la réhabilitation sans animosité, des ex-combattants, déplacés, exilés et membres de la diaspora.

Source: actucameroun.com

Téléchargez notre application Android

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here