CAN 2019: Découvrez pourquoi Ngoh Ngoh bloque tous les juteux marchés infrastructurels

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Si le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République avait été à une certaine époque un bon footballeur, on lui aurait imposé l’incontournable dossard N°10 généralement réservé aux génies du ballon rond dans toutes les équipes. Celui de meneur de jeu. Un joueur exceptionnel capable de libérer son équipe à tout moment du match. C’est en tout cas, le beau rôle que Ferdinand Ngoh Ngoh aura joué dans la préparation de l’organisation de la Can 2019. Un rôle qui le place malheureusement au premier rang des acteurs du retrait de la Can 2019 au Cameroun. L’info claire et nette. C’est en effet lui, la plaque tournante de toutes les transactions financières en rapport avec les juteux marchés infrastructurels de la Can 2019. Patron incontesté de la fameuse Task Force, c’est à son niveau que se décidait tout ce qui avait trait aux chantiers de la Can. Des stades en passant par les voies d’accès, les plateaux techniques des hôpitaux ou encore de la sécurité dans les aéroports.

C’est lui qui, notent plusieurs observateurs avertis, le 8 août 2017, sur «très haut accord» du chef de l’Etat, accordera plusieurs prestations de gré à gré à la sulfureuse société Prime Potomac pour des chantiers de Garoua. Coût total des travaux : 26,3 milliards de Fcfa pour la réhabilitation de quelques stades d’entrainement et d’un hôtel. La fameuse entreprise américaine qui sortait d’un flop avec les chantiers des stades de la Fécafoot va davantage s’illustrer par son amateurisme au point où le site de Garoua est celui qui aura le plus fait pesé sur la balance du retrait de la Can 2019 au Cameroun. Le portail des camerounais de Belgique. L’omniprésence et l’omnipotence de Ferdinand Ngoh Ngoh dans ces chantiers de la Can a tellement fragilisé les ministres sectoriels, maitre d’oeuvre au point où ces derniers ne pouvaient plus qu’assister en spectateur à l’échec programmé desdits chantiers. S’il fallait neutraliser leurs appétits financiers sur ces chantiers, fallait-il pour autant les transformer en petits chefs de service qui attendent indéfiniment un visa de la présidence ?

Avec le dossier du retrait de la Can 2019, le masque est finalement tombé au point où l’on se demande si ce n’est pas à dessein qu’il aura convaincu le président de la République de reprendre le dossier de financement des chantiers de la Can ficelé en son temps par Louis Paul Motaze pour prétendre aller chercher les financements préférentiels ailleurs. La manoeuvre en fin de compte s’est révélé être un subterfuge de plus qui donnait l’opportunité à Ferdinand Ngoh Ngoh de placer ses hommes et d’engranger in fine, un maximum de bénéfices dans le vaste programme des chantiers de la Can.

Source: camer.be

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