CAN 2019: des réajustements dans la tanière avant les huitièmes, voici pourquoi!

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Le Cameroun devra hausser son niveau de jeu s’il veut durer dans cette compétition.

Le Cameroun figure bien parmi les 16 équipes qualifiées pour disputer le second tour de la CAN 2019. Et pourtant, cette performance qui n’était pas acquise d’avance n’enthousiasme pas grand monde. Mardi, à la fin du dernier match de poule, on a vu des joueurs et supporters béninois s’embrasser et se congratuler comme s’ils venaient de décrocher le jackpot. Du côté camerounais en revanche, on faisait la fine bouche devant cette « qualification au rabais » pour reprendre l’expression d’un confrère. Alors question : pourquoi les Lions indomptables n’ont pas totalement convaincu, même après avoir atteint le premier objectif qu’ils s’étaient fixé ?

Selon certains observateurs, l’insatisfaction d’une bonne partie du public à leur égard viendrait du fait que la barre avait été placée très haut dans ce premier tour où on les voyait survoler un groupe à leur portée, sans véritable adversaire de référence en dehors du Ghana. Globalement, le bilan du Cameroun au premier tour est assez contrasté. Côté satisfaction, on peut mentionner la solidité et la flexibilité d’une ligne défensive qui a plié à certains moments mais sans rompre. En trois matchs disputés, le Cameroun n’a pas pris le moindre but. Le portail des camerounais de Belgique. Il faut remonter à la CAN 2000 au Ghana pour retrouver pareil exploit. C’est pour l’heure l’une des meilleures défenses du tournoi avec l’Egypte et le Maroc. Bien que solide, elle souffre parfois d’un manque de concentration et de communication, susceptibles de provoquer des fautes graves aux abords de la surface de réparation comme on l’a vu face au Ghana et au Bénin.

Pour le reste, le jeu produit jusqu’ici laisse à désirer. Certes les Lions ont été le plus souvent dominateurs sur l’ensemble des trois matchs disputés au premier tour, mais sans grande efficacité devants les bus adverses. De tous les cadors présents au second tour, le champion en titre est celui ayant marqué le moins de buts, soit deux seulement contre une demi-douzaine pour les attaques les plus prolifiques. Ce n’est pas le talent des attaquants et leur capacité à se projeter vers l’avant qui est nécessairement en cause, mais leur manque de lucidité et surtout un déficit de solidarité et de complémentarité. Ce qui fait que des bonnes actions collectives sont gâchées au dernier moment. D’où l’accumulation des matchs nuls vierges. Or il faut des victoires pour avancer dans un tournoi majeur. Les joueurs ne sont pas seuls à blâmer. L’encadrement technique a eu du mal à s’expliquer jusqu’ici sur certains choix.

Impossible pour l’heure de savoir quelles consignes ont été données pour que l’objectif dans certains matchs soit de ne pas perdre au lieu de gagner. Il reste aussi à savoir si les multiples changements intervenus surtout au milieu de terrain auront permis à certains joueurs évoluant en dehors de leur poste de prédilection, d’exprimer pleinement leur potentiel Ceci dit, il faut relativiser certains jugements à l’emporte-pièce qui semblent traduire un manque de respect pour les autres équipes. On continue à juger les Lions à l’aune des performances des années glorieuses (1990-2000), oubliant qu’entre temps, ils ont un peu perdu de leur superbe, réduisant du coup le fossé qui les séparait des autres sélections. Comme on l’a vu dans cette CAN, les notions de « grandes » et « petites » équipes n’ont plus de raison d’être. A 48 heures du match contre le Nigeria, toutes les leçons du premier tour doivent être tirées pour ne pas commettre les mêmes erreurs qui pourraient être fatales .

Source: cameroon-tribune.cm

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