CAN 2019: Voici comment Louis Motaze a piégé le dossier depuis 2015

0

Sg des services du Pm avant sa nomination comme ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), le 2 octobre 2015, il avait déjà bien ficelé le dossier des préparatifs des travaux de la Can confiée au Cameroun depuis le 4 septembre 2014.

Il adresse pour cela, le 4 septembre 2015, au ministre secrétaire général de la présidence de la République, pour la très haute et complète information du chef de l’Etat, quant au déroulé des négociations concernant le financement de la Can 2019. Le Cameroun était déjà à la recherche des financements pouvant conduire à terme les travaux relatifs à la Can 2019.

En effet, lorsque l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de 2019 est confiée au Cameroun en 2014, un groupe de travail technique est commis à cet effet le 4 août 2015, en exécution des très hautes directives du président de la République, à la suite de la réunion interministérielle tenue à la présidence de la République le 20 juillet 2015 sous l’égide du ministre secrétaire général adjoint à la présidence de la République d’alors, Séraphin Magloire Fouda.

Louis Paul Motaze va entamer des négociations directes avec l’ensemble des entreprises et partenaires financiers qui ont manifesté un intérêt pour accompagner le gouvernement dans la réalisation des infrastructures sportives et hôtelières de la Can 2019.

Ce groupe de travail était alors composé des représentants de toutes les administrations directement concernées et jouissant des pouvoirs de négociation nécessaires, notamment les services du Premier ministre, le ministère des Finances (Minfi), le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), le ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep), le ministère du Tourisme (Mintoul), le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf), le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu), le ministère des Marchés publics (Minmap), la Caisse autonome d’Amortissement (Caa) et le Comité de pilotage de la Can (Comip-Can).

Et pour ce qui est des négociations proprement dites, elles étaient essentiellement centrées sur le principe qui consiste à privilégier les entreprises qui garantissent à l’Etat un financement intégral à 100% par leurs banquiers des projets retenus, compte tenu des contraintes financières qui pesaient sur le budget de l’Etat. C’est ainsi que 21 partenaires avaient été choisis, attestant à la fois des capacités techniques et d’une expérience avérée en matière d’infrastructures sportives et hôtelières.

Ainsi, 4 offres avaient été enregistrées pour la construction du stade d’Olembé à Yaoundé ; 4 pour la construction du stade de Japoma à Douala ; une offre pour la reconstruction/rénovation des terrains d’entrainement ; 3 offres pour la réhabilitation des stades existants (Garoua, Douala, Bafoussam) ; une offre pour la construction des voies d’accès ; 4 offres pour la construction d’un hôtel 5 étoiles à Yaoundé ; et 4 offres pour la construction d’un hôtel 5 étoiles à Douala.

C’est ce rapport qui est transmis au ministre Sg/Pr par Louis Paul Motaze, agissant en qualité de superviseur du groupe de travail technique chargé des négociations pour le financement de la Can 2019. Lorsque Séraphin Magloire Fouda le remplace comme Sg des services du Pm, toutes ces avancées sont ignorées. Pour quelle fin ? L’actuel Sg des services du Pm pourrait éclairer la lanterne du Tcs sur la question.

Source: camer.be

Téléchargez notre application Android

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here