Chaos politique: Voici pourquoi ‘Paul Biya’ effectue un dernier voyage plein de dangers

0

Le président Paul Biya a de nouveau ordonné un déploiement massif des troupes françaises camerounaises dans le sud du Cameroun. De nombreux analystes politiques pensent maintenant que la guerre à Ambazonia va prendre une autre tournure. Mais les soldats français camerounais ne se déplacent plus que dans les rues de certaines villes clés du comté de Fako, notamment de Bamenda dans la zone nord.

La stratégie militaire de Biya consiste à amener environ 15 000 soldats de l’armée et gendarmerie aux portes de Buea, capitale historique de la République fédérale d’Ambazonia, qui compte quelque 8 000 forces de restauration d’Ambazonia dans la banlieue de Muyuka, Tiko, Muyenge et Muea. ville. La guerre ne va pas bien pour les commandants militaires franco-camerounais, mais le combat à Buea et à Bamenda a toujours été ce que Yaoundé voulait au moins brosser un tableau de la victoire pour la communauté internationale.

La ministre française du Cameroun, Beti Assomo, le ministre secrétaire général à la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, et le général Rene Meka, en difficulté, élaborent actuellement plusieurs stratégies pour les jours à venir dans le sud du Cameroun.

Une approche audacieuse à l’étude consiste à remilitariser la ville de Victoria-Limbe, la principale autoroute reliant Muyuka, Tiko et Buea. Un autre aurait recours à une division mécanisée pour protéger les écoles francophones de Limbe et de Buea et assurer la rentrée scolaire aux Camerounais francophones résidant toujours dans le sud du Cameroun. Quoi qu’il en soit, Biya et le Cameroun français sont sur le point d’entrer dans une phase complexe de la guerre en République fédérale d’Ambazonia.

Cameroon Intelligence Report croit savoir que le régime militaire de Yaoundé est en train de faire une transition et que, par conséquent, il modifie la tactique et les techniques de la guerre dans le sud du Cameroun en raison de la pression énorme exercée par la communauté internationale.

Nous nous sommes rendus compte qu’au lieu des manœuvres habituelles dans les forêts et les prairies des zones méridionale et septentrionale d’Ambazonia qui ont coûté la vie à des centaines de soldats camerounais français, les forces militaires camerounaises opéreront dans les villes. L’arme de choix ne sera plus l’AK47, mais des armes légères seront données aux militaires français camerounais et aux femmes en civil. Le déploiement sera également différent. Au lieu d’être compacts dans les casernes, ils seront répartis dans les hôtels.

Pour sa part, le vice-président d’Ambazonia, Dabney Yerima, a ordonné aux Camerounais du Sud de ne pas envoyer leurs enfants à l’école en raison du déploiement important des forces françaises du Cameroun sur le territoire. Le dirigeant ambazonien en exil a déclaré au Cameroun Intelligence Report que les forces de restauration du sud du Cameroun attaqueraient les soldats français du Cameroun n’importe où et à tout moment avec des informations fiables sur l’emplacement et le fonctionnement interne de ces troupes stationnées dans des hôtels.

La dernière poussée dans le sud du Cameroun est également une tentative d’intimidation des Fulanis de l’Extrême-Nord qui, selon certaines informations, se mobilisent pour prendre les armes contre le régime de Biya. Un avion militaire français spécial du Cameroun a récemment transporté des soldats dans la région de l’Extrême-Nord. Yaoundé a jusqu’à présent observé que les redéploiements dans le Grand Nord visaient à combattre Boko Haram.

La guerre urbaine est très certaine dans cette phase de la guerre dans le sud du Cameroun et les combats vont se centrer à Buea, Limbé, Tiko, Bamenda et Kumba. L’appareil de sécurité du Cameroun français contrôle toujours Buea, Tiko et Limbé dans le comté de Fako et, ces derniers jours, le régime francophone de Biya semble avoir pris diverses mesures pour envoyer un message à la communauté internationale indiquant que Biya conserve le contrôle, notamment son récent décret. décongestionner les prisons.

Cependant, des responsables du gouvernement français du Cameroun ont constaté récemment que la panne de courant à Yaoundé signifiait que Biya et le RDPC ne contrôlaient plus les services de base. Les récents déploiements militaires à Yaoundé indiquent également qu’un chiffre important concerne le fait de quitter le pays par la porte arrière. Cette dernière poussée dans le sud du Cameroun pourrait aussi bien être le dernier voyage de Biya, qui comporte de nombreux dangers.

Téléchargez notre application Android

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here