Coupure du courant: Voici le nouveau plan de déstabilisation de Biya

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Depuis quelques mois, la succession du président Biya, 86 ans en cette année 2019 après 36 ans de pouvoir fait débat. Alors que le sujet fait les choux gras de la presse nationale et celle internationale qui s’y intéressent, l’on constate qu’il y a des alliances qui se dessinent et qui s’affichent au grand mépris de l’opinion que pourrait se faire, le citoyen lambda. C’est le cas de quelques actes posés actes posés par certains membres du gouvernement qui, gérant des secteurs névralgiques de l’Etat, mieux des secteurs relevant de la souveraineté de l’Etat à l’instar de Gaston Eloundou Essomba, se permettent de s’amuser avec ces domaines qui peuvent de par leur sensibilité, amener les populations mécontentes de la qualité de service et des tracasseries y afférents se soulever contre le régime de Yaoundé que dirige de mains de maître, le président Paul Biya.

Les ambitieux se terrent, à l’abri des briseurs de carrières. Une longue fin de règne commence. A six ans de la fin de l’actuel septennat, le sujet de la succession du chef de l’Etat n’est plus aujourd’hui un sujet tabou. Au sein du parti au pouvoir et du gouvernement, chacun agit comme si le règne de Paul Biya était fini, comme si une consigne était donnée de se positionner de peur de ne point embarquer dans le prochain navire qui va conduire le Cameroun vers de nouveaux horizons…juste après l’élection présidentielle d’octobre 2004 remportée par le président Biya, la presse présente à l’opinion, un réseau baptisé le « G11 ». Regroupement fantasmé d’ambitieux nichés au sein du pouvoir, le G11 était un croque-mitaine créé de toutes pièces. Quelques années plus tard, les Camerounais comprendront son but ultime. Urbain Olanguena Awono, Polycarpe Abah Abah, Jean-Marie Atangana Mebara, autrefois fringants ministres à des postes importants, sont allés en prison depuis 2008 et 2010 pour avoir été désignés comme triumvirs de cette nébuleuse, qui ne visait, d’après les tenants de cette thèse, qu’à s’emparer du pouvoir suprême, y compris par une élimination physique de Paul Biya. Le dossier judiciaire de l’avion présidentiel se nouait à cet endroit précis, où l’accusation tend à montrer que l’Albatros était un cercueil volant et que la panne enregistrée au premier vol du couple présidentiel était préméditée.

Le débat de l’époque portait sur la succession de Paul Biya et des ambitieux qui se préparaient dans l’ombre à l’assurer. Paul Biya a cru ceux qui lui soufflaient que des « hommes pressés » avaient programmé son effacement. Ces impertinents sont tous punis dans une manœuvre appelée « opération Epervier ». Marafa Hamidou Yaya, ambitieux affirmé, a été emporté dans le même élan punitif. Comme des Icare, ils brûlent pour s’être trop rapprochés du soleil. La jurisprudence s’étant installée, on a cru que personne ne pouvait plus lever le moindre doigt pour exprimer quelque ambition, fût-elle légitime, de succéder à Paul Biya. Pourtant, l’actuel MINEE, Gaston Eloundou Essomba assure la postérité de ses enfants aujourd’hui, en soutenant ceux qui veulent ternir l’image du président Biya dans leur quête effrénée de succession à Paul Biya. Dans la Mefouet-Akono, l’homme est impopulaire et les populations disent de lui qu’il est radin. La preuve, ils sont peu nombreux ces jeunes de la Mefou-et-Akono qui peuvent dire du bien de lui. Soit ! Gaston Eloundou Essomba sachant qu’il ne peut plus compter politiquement sur la Mefou-et-Akono et s’est fait des nouveaux alliés dans la région de l’Ouest. Il s’agit notamment du directeur général d’ENEO et de l’actuel directeur général de la SONATREL. Attendons voir s’ils vont réussir dans leur plan ourdi de renverser BIYA avant 2025.

Système verrouillé

Ce verrouillage du système se fait au détriment du pays. Le Cameroun est dans une inhibition quasi-généralisée. La compétence devient suspecte quand elle s’affirme, l’inertie gagne l’espace public et la mal-gouvernance n’est plus une honte. Les talents se mettent aux abris, parce que sifflent les balles de la technophobie. Conséquence, le pays stagne et se vautre dans un attentisme désolant.

Pourtant, le pays doit préparer un successeur au mortel Biya.

La perspective fatidique, celle à laquelle doivent se résoudre les gardiens du Temple et le RDPC, est que le président de la République du Cameroun depuis 356ans est au bout du rouleau. En cette année 2019, Paul Biya a 86 ans. Just wait and see

Source: Le Quotidien N°130

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