Découvrez les Révélations sur le plan de l’arrestation manquée de Biya à Genève

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Le mystère qui entourait le retour triomphal de Paul Biya à Yaoundé est maintenant dévoilé. Les Camerounais avaient noté avec un grand étonnement la joie hilarante et inexplicable de la maigre foule mobilisée par Fame Ndongo quand celui-ci avait déclaré que le président et son épouse se trouvaient dans l’avion de location. En fait Paul Biya dans l’avion signifiait qu’il avait échappé à une arrestation, à la Strauss Khan, qui planait sur lui à Genève.

Paul Biya est rentré au Cameroun dans une précipitation sans pareille. C’est du jamais vu. Si les journalistes introduits du Cameroun ont souligné cette précipitation, ils ont bien pris la peine de cacher au Camerounais la vérité derrière ce qu’il convient d´appeler une presqu’évasion. En fait Paul Biya a échappé à une arrestation en bonne et due forme à Genève.

Le présent récit décrivant le séjour tumultueux à Genève imposé par la BAS à Paul Biya, permet de suivre, étape par étape, le film d’un scenario digne des films de James Bond où se mêlent incompétence, ignorance, cupidité, arrogance, insouciance, avarice, braquage, enfantillage, supplications et prières et qui auront finalement permis à Paul Biya d’échanger son arrestation programmée par la BAS contre une expulsion dégradante.

Ce récit va vous permettre de comprendre non seulement la joie frénétique de la créature à la veste grise et au gros ventre (tel un petit garçon) ou encore pourquoi un certain Jean Kueté, à la tête d’une délégation d’une vingtaine de barons du RDPC, avait débarqué en Suisse pour atténuer les déboires et les infortunes de son ” Dieu “.

Mais avant de vous exposer ce piège à rat qui a failli se refermer sur le vieux Paul Biya, il est important de rappeler quelques repères historiques et quelques indications permettant de comprendre la trame de la tragédie qui s’est déroulée à Genève:

Les informations que nous avons recoupées dans ce rapport n’émanent pas du sérail mais de la diaspora. Il est donc inutile d’y trouver une source de petite guéguerre entre petits esprits malicieux.

L’arrestation d’une élite ouvrière de la FrançAfrique n’est pas un évènement exceptionnel. C’est même la règle pour ceux qui se croient intouchables. Le 14 Mai 2011, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, ex-ancien prochain-futur président de la république de France, sera arrêté sous les caméras du monde entier. Le 2 Juin 2015, Sepp Blatter, l’ex puissant patron du football Mondial, va quitter son poste de président, trois jours seulement après sa réélection pour un cinquième mandat, juste parce qu’il était sur le point d’être arrêté.

Ce rapport d’investigation est le résultat d´un travail de collection de l´information (officielle et officieuse), de recoupement et de restitution des pièces de puzzle dans leur contexte en tenant compte de l’avant et de l’après bataille de Genève. Et comme vous allez le constater le Président Camerounais a échappé à une arrestation à Genève, en échange des maigres devises qui sommeillaient encore dans nos caisses.

Les péripéties de cette escapade, qui ont failli aboutir à l’arrestation de Paul Biya en mondovision selon la jurisprudence Strauss Khan et qui ont commencé en 2016, peuvent se retracer presque minute par minute et démontre que Paul Biya avait bien anticipé les risques d’une potentielle arrestation.

Octobre 2016,

Paul Biya, probablement enivré par le champagne Genevois, décide de lâcher les chiens enragés sur les populations du Nord-Ouest Sud-Ouest du Cameroun pour un carnage qu’il ne pourra pas cacher pendant longtemps car l’hécatombe est saisissante.

22 Octobre 2018,

Sans surprise, le Conseil constitutionnel du Cameroun proclame le 22 octobre la victoire de Paul Biya à la présidentielle. Avec 71,28% des suffrages, le chef de l’État sortant devance Maurice Kamto, qui conteste les résultats. Maurice Kamto et le MRC, le peuple Camerounais de l’intérieur et de la Diaspora contestent cette forfaiture et décident de ne pas accepter le holdup.

La diaspora s’engage alors dans un combat qu’il avait mis sous couvert pendant près de 50 ans et exige le départ de Paul Biya, avec interdiction d’assouvir son péché mignon : Aller dépenser l’argent du Cameroun en villégiature à l’étranger en général et en Europe en particulier. Le régime va commencer par sous-estimer cette alerte haute tension.

11 au 13 Novembre 2018

Les Européens prendront très bien la mesure de cette interdiction, à commencer par la France qui va interdire Paul Biya de séjour en France, l’obligeant à descende de l’avion dans lequel il s’était installé et qui attendait le feu vert depuis quelques temps sur le tarmac de l’aéroport de Nsimalen. La première édition du Forum de Paris sur la Paix se tiendra en présence de 65 chefs d’Etat et de gouvernement et 10 dirigeants d’organisations internationales, sans Paul Biya. Le régime prend alors conscience que la fin de 50 années de gabegie est peut être au coin de la rue et décide d’envenimer les choses.

26 Janvier 2019

Suite à une simple marche pour manifester sa désapprobation, le régime va tirer sur les manifestants a balles irréelles, virtuelles ou invisibles. L´interdiction de sortie de Paul Biya du territoire Camerounais va alors être transformée en fatwa car la BAS estime qu´il faut stopper cet homme. Avec le slogan « how many people this man go kill » ils vont envahir les ambassades pour envoyer un message clair au régime, et Paul Biya qui a vraiment vu les images a vraiment pris peur et aurait alors décidé de vivre au Cameroun pour la première fois depuis 1982.

22 Janvier 2019
La diaspora Camerounaise d’Europe va décider de traverser l’atlantique comme le firent leurs ancêtres esclaves 400 ans plus tôt, cette fois-ci en avion, pour se rendre à Washington pour une marche de « chassement » de Paul Biya mémorable dont les citoyens de Washington se souviennent encore. L’irrésistible champagne genevois et la lâcheté légendaire de Paul Biya vont lui donner le courage de profiter de cette migration volontaire de la BAS pour s’infiltrer dans le jardin interdit de la BAS. Quand le chat n’est pas là les souris dansent.

23 Juin 2019

Paul Biya va donc quitter le pays pour un « court séjour privé en Europe », accompagné de la meilleure sélection des escadrons de la mort. Un défis titanesque compte tenu de la détermination des membres de la BAS.

24 Juin 2019,

Brice Nitcheu donnait déjà le ton en annonçant l’opération de chassement dénommée TOP, dont l’objectif était une mobilisation pour coincer définitivement l’usurpateur. La date de l’opération était fixée au 29 juin. Une date de focus qui va aussi servir de leurre car Leonard Henri Bindzi, le chef de la mission diplomatique du Cameroun en Suisse fait savoir dans un communiqué que les autorités ne resteront pas les bras croisés devant les manifestations programmées le 29 juin 2019 à Genève par la diaspora anti-Biya. Il se rendra très vite compte qu’il n’avait rien compris aux niveaux de colère des Camerounais.

25 Juin 2019,

Alors que Mr Bindzi est occupé à préparer la 5ème colonne pour le grand jour, la BAS va lancer une première attaque à l’hôtel intercontinental. En effet, la branche Suisse de la « Brigade anti-sardinards » va anticiper sur le programme initialement arrêté, pour établir le rapport de force avec des éléments de la sécurité présidentielle du Cameroun. La bataille fut très courte mais très intense car l’hôtel, le voisinage et la ville de Genève vont vivre une sorte de pseudo tremblement de terre. En tout cas la guerre est lancée et la BAS va clarifier son objectif de se débarrasser du tyran en laissant entrevoir sa stratégie qui se résume en trois points:

Terroriser le terroriste Paul Biya pour qu’il succombe à une crise cardiaque
Le pousser à la faute en activant le réflexe pavlovien de ses tueurs habitués à la violence.

Une violence qui va automatiquement entrainer l’arrestation du tyran.

26 Juin 2019,

Les Camerounais ne seront pas surpris par la stupidité des agents du régime, qui, n’ayant pas compris la stratégie de la BAS, seront une fois de plus pris en surprise par la BAS. En effet, ce jour-là, l0a BAS va lancer une mission de reconnaissance devant l’hôtel Intercontinental, largement suffisant pour que les sbires de Biya violentent et blessent un journaliste de la Radio-télévision suisse (RTS) venu couvrir les manifestations de la diaspora camerounaise contre Paul Biya, devant l’hôtel Intercontinental de Genève. Le journaliste va porter plainte et les arrestations des sbires seront inéluctables.

Paul Biya va perdre le sommeil car le piège venait de se refermer sur lui parce qu’il était mieux placé que ses sbires pour comprendre que son arrestation était bel et bien en point de mire. Pendant que cette évidente perspective couvait :

La BAS préparait l’assaut final, avec une flexibilité et des variantes car il était désormais question de traquer Paul Biya ou qu’il aille en Europe pour se cacher.

L’Ambassadeur du Cameroun préparait la riposte en mobilisant quelques sardinards (totalement noyés dans l’huile) pour organiser une bataille des Camerounais sur le territoire Suisse. Encore une bêtise flagrante.

Le soir même du 26 Juin, 

Une nébuleuse Suisse va flairer l´occasion de se faire de l´argent en mettant sur la balance l´arrestation de Paul Biya pour des raisons évidentes. Vous connaissez les clochettes Suisses, c’est la précision Suisse qui va parler. Un émissaire va être envoyé auprès de Paul Biya et sa cour retranchés dans les allées de l´hôtel Intercontinental pour leur porter la nouvelle de l´arrestation inévitable de Paul Biya.

Paul Biya, en guise de protestation et pour rassurer son entourage qui était imbibé de larmes alcoolisées, va évoquer, dans une arrogance caractéristique, sa nationalité Suisse et la fameuse devise des trois mousquetaires d´Alexandre Dumas : « Un pour tous, tous pour un ».

27 Juin 2019, 

le lendemain donc, Paul va recevoir une réponse cinglante, en provenance de Berne, lui rappelant qu’il ne suffit pas d’être Suisse pour s’octroyer le permis de molester et d’assassiner qui on veut. De plus Paul Biya n’était pas plus Suisse que Sepp Blatter ou que Dominique Straus Khan qui, eux, n’ont jamais liquidé une personne.

La spécificité de cet émissaire venu de Berne est qu’il va ajouter dans son message que les négociations à la Suisse était possible et que l’arrestation n’était plus la seule option. Il proposait donc moyennant une forte somme d’argent (en devises) d’échanger l’arrestation, à la Dominique Strauss Khan, de Paul Biya contre trois options qui s’offraient à lui :

– Une démission à la Sepp Blatter

– L’exfiltration du territoires Suisse, moyennant une couverture helvétiqueextrêmement couteuse, on parle de plusieurs milliards de Fcfa et en devises s’il vous plait.

Ce même 27 Juin, Paul Biya, en bon Suisse, compte tenu des montants en jeu, va essayer de négocierla démission car il ne pouvait tout simplement pas supporter l’humiliation d’être expulsé, en bon clandestin qu’il était, vers le Cameroun et surtout il ne voulait pas supporter sur fond propre les sommes demandées par les négociateurs Suisses.

Ce coup de bluff du grand tyran, nous dit-on, aurait trempé de larmes tous les costumes trois pièces de son entourage. Son entourage, après consultation avec les gardiens du temple à Yaoundé, va réussir à convaincre Paul Biya que le mieux était de négocier l’expulsion vers le Cameroun, avec des arguments bien lourds : Premièrement, « même si tu démissionnais, ils finiront par t’expulser ou t’arrêter pour d’autre motifs ». Deuxièmement, « tu n’auras pas à payer de tes propres poches les sommes exigées par les négociateurs Suisses ». Troisièmement, « quand les Suisses vont recevoir l’argent ils seront moins regardants sur ton séjour.

Les Suisses vont d’ailleurs envoyer un message fort aux financiers Camerounais afin de les encourager en annonçant, dans un communiqué, que le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) a indiqué que “la Suisse a été mandatée par une majorité des parties pour faciliter un processus de négociation inclusif”.

28 Juin 2019,

Après avoir convaincu Paul Biya, il fallait maintenant que l’entourage trouve l’argent, à la mode des Camerounais, c’est-à-dire mobiliser3 à 4 fois la somme exigée par la nébuleuse Suisse, selon le principe bien connu du sac de ciment de 4000 Fcfa facturé à 16000 Fcfa. Les sommes exigées sont si colossales que le sérail doit prendre des mesures draconiennes en séquestrant toutes les devises qui se trouvaient au Cameroun à ce moment-là.

29 Juin 2019

L’économie, Camerounaise qui fonctionne à flux tendu va immédiatement entrer dans un état de choc et de surchauffe instantanés. Il nous est difficile de savoir si le Gicam était au courant ou pas de la spoliation en cours. Toujours est-il que Le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) va exprimer ses vives préoccupations face la situation d’extrême gravité de pénurie des devises. Il précise que ce manque de devises est d’une ampleur sans précédent dans notre pays.

Ce même 29 Juin 2019, comme il fallait s’y attendre la bataille de Genève a eu effectivement lieu et la BAS, accompagnée de la diaspora camerounaise (francophone et Anglophone) va donner un coup fatal en accentuant chez les Suisses la nécessité d’arrêter Paul Biya. Il faut admettre que les Camerounais de la diaspora ont réalisé ce qu’aucun autre pays n’avait fait avant et de mémoire de diplomates et des vaches des montagnes Suisses, on avait jamais vu une telle ébullition à Genève. Je vous mets ci-dessous des morceaux choisis des commentaires à travers e monde.

– Les diplomates internationaux vont d’abord penser que la 3ème guerre mondiale venait de commencer car si Genève, dans la Suisse si paisible, est attaquée, alors le monde serait probablement en guerre. Mais très vite l’un d’eux, un peu au courant, va dire que c’est la présence d’un président Africain qui crée ces ébullitions, il s’appellerait Mobutu. Un autre va corriger en précisant qu’il s’agissait de Bokassa car d’après lui Mobutu était déjà mort. Bref, l’identité des troublions n’était pas nécessaire car ils avaient conclu qu’il fallait se débarrasser de ce negro un peu brouillant.

– Tous les diplomates africains basés à Genève, quartier général de l’Onu, ont pu constater qu’un président africain qui est absent de tous les sommets sans exception de l’Union Africaine ou de la CEMAC, peut passer des mois à se prélasser dans un palace tout proche.

– Le chassement humiliant de Paul Biya à Genève était le seul sujet de conversation autour des cafés dans les couloirs du sommet du G20 au Japon qui se tenait le 28 et 29 Juin 2019.

– Les télévisions du monde entier présentaient tous à leur unes, dans une consternation ubuesque, des scènes de guerre de Genève.

– Les citoyens Suisses n’oublieront pas de sitôt cette publicité qui a présenté leur pays au monde entier comme un refuge de vieux tyran en mal de repères.

Ces petits morceaux choisis montrent très bien à quelle profondeur Paul Biya a été touché par la BAS. C’est donc toute la citoyenneté Suisse et toute la diplomatie mondiale qui faisaient maintenant pression sur les autorités Suisses. Pendant que Paul Biya se demandait comment éviter une arrestation humiliante, la BAS elle affutait déjà les armes pour le Samedi 6 Juillet 2019.

L’option d’une extension du séjours est donc abandonnée et il est décidé, par le sérail, de se concentrer sur l’option d’expulsion du tyran Camerounais. Mais pour cela il faut d’abord mettre les sous sur la table. Et les négociateurs Suisses vont mettre la pression, surtout qu’une pétition lancée par le député suisse Sylvain Thevoz et qui demandait à Paul Biya de quitter la Suisse faisait le buzz parmi les parlementaires suisses et les diplomates.

2 Juillet 2019,

Pour secouer un peu ce régime d’immobiles, la police judiciaire de Genève va procéder Mardi 2 juillet à l’interpellation de six membres du service de sécurité du président camerounais Paul Biya. Ceux-ci sont accusés d’avoir, le 26 juin, blessé un journaliste de la Radio-télévision suisse (RTS) venu couvrir les manifestations de la diaspora camerounaise contre Paul Biya, devant l’hôtel Intercontinental de Genève.

Paul Biya et son entourage comprennent que c’est lui qui est directement visé par ces arrestations car ils savaient tous qu’il suffisait que les six membres déclarent, pour sauver leurs peaux, que c’est Paul Biya qui avait donné les ordres. Le sérail va enfin se bouger et le même 2 Juillet, Jean Kueté , à la tête d’une délégation d’une vingtaine de barons du RDPC , les valises pleines à craquer de devises, prend place à bord d’un vol régulier de la compagnie Air France, direction Genève. Les Camerounais s’étaient alors demandés pourquoi une si forte délégation.

Il faut le dire, compte tenu des montants en jeu, les barons du régime ne croyaient pas à cette entourloupe, et en bons adeptes du fameux « Ma Partisme », complètement insensibles à la spoliation du Cameroun qui était en cours, trouvaient là une autre opportunité de voler des milliards. C’est donc chacun d’entre eux qui voulait, en individuel, transporter les valises pour Genève. Même les instructions de Paul Biya depuis Genève n’ont pas pu les départager.

C’est ainsi que Jean Nkuete, celui-là même qui avait déposé le dossier de candidature de Paul Biya auprès d’ELECAM pour la dernière élection présidentielle, va être désigné comme le porteur de valise. Méfiants, surtout avec une escale qui était prévue à Paris, les 20 autres volontaires malheureux vont décider d’accompagner le patriarche Kwete. Voilà enfin éclairé le mystère de cette forte délégation qui a débarqué .

Le 03 Juillet 2019

Au petit matin, les six membres du service de sécurité de Paul Biya seront jugés et condamnés à des peines de prison avec sursis pour avoir pris part à Genève à l’agression d’un journaliste suisse. Leur libération traduisait ainsi la destination à bon port de la totalité ou d’une partie des valises.

Paul Biya pouvait enfin quitter Genève mais attention il y’avait un délai car, sous la pression de la BAS qui avait déjà mobilisé les blindés pour une nouvelle manifestation prévue le Samedi 6 Juillet, Berne avait vivement encouragé les négociateurs à expédier leur colis encombrant au plus tard le 5 Juillet 2019.

4 Juillet 2019

C’est avec un certain soulagement que le Ministre Camerounais Grégoire Owona, sera chargé d’organiser les modalités de préparation d’un avion de location, assez médicalisé, pour ramener au bercail ce grand Africain victime des discriminations à l’immigration de l’Europe. Malgré le soulagement qui se justifie par rapport à l’arrestation manquée, Mr Gregoire Owona va considérer cette victoire de la BAS comme un vrai revers et va tout de suite lancer une contre-attaque, très fulgurante, en déclarant : « Je condamne l’appel au génocide lancé par l’écrivain Patrice Nganang ». Allez comprendre. En tout cas le jour dit du 5 Juillet se pointait et certains avaient pensé quelques seconde que le Genevois Paul Biya allait défier le pouvoir central de Berne, mais il n’en a pas été question.

Le 5 Juillet 2019

Paul Biya et son épouse Chantal, déboussolés par cette expulsion en règle, se demandaient comment un court séjour privé dans le pays où ils ont des milliards stockés dans les banques peut-il se transformer en bataille de Waterloo, sanctionné par cette humiliation pathétique. Ils étaient atteints de fièvre colérique. On raconte que c’est pour atténuer cette colère que le RDPC et les media du régime vont annoncer un retour triomphal digne du retour de Napoléon quand il revenait de ses campagnes de guerre.

Famé Ndongo, le DJ des grands jours, en grand animateur des rues, va se charger d’organiser cet accueil qui aurait pu vraiment être grandiose s’il y avait des fonds car les figurants exigeaient entre 2000 FCFA à 5000 F CFA par personne. Famé Ndongo va malgré tout réussirà semer çà et là quelques arbres au bord de la route. Bon bref, il fallait faire quelque chose pour calmer la détresse du vieux lion même s’il y avait des craintes que les Suisses changent d’avis à la dernière minute et arrêtent le président.

A 12h 30, Paul et Chantal Biya décolleront de l’aéroport de Genève-Cointrin, fatalement en direction de Yaoundé car tous les autres pays avaient simplement décliné l’offre d’accueillir le tyran comme il le souhaitait. C’est fort de l’information de ce décollage de Genève que Fame Ndongo va surprendre tous les badauds qui l’entouraient en laissant exploser sa joie. Il déclarait « Le président Paul Biya et Mme Chantal Biya sont déjà dans l’avion ».

Les figurants, interloqués, ne comprenant pas ce qui se passait, ne sachant pas quoi dire, se mirent à applaudir. Mr Ndongo va expliquer plus tard que c’était pour montrer aux yeux du monde que Monsieur 71% jouissait ENCORE de l’estime des Camerounais, 7 mois après les élections. Evidemment la vérité était ailleurs. En effet, le grand professeur, totalement transformé en animateur de rue, exprimait un soulagement après un suspense insoutenable qui mettait sur la balance l’arrestation de Paul Biya à Genève.

15 Juillet 2019,

Apres quelques jours de repos bien mérités, suite à la bataille de Genève, le régime va faire le point pour constater que la débâcle est retentissante et que la première exploration du déclenchement d’un génocide contre les Bamilékés avait été éventrée par le Professeur Nganang. La décision sera prise d’organiser le 20 Juillet un grand rassemblement anti-BAS du RDPC pour montrer aux Suisses que les vainqueurs de Genève ont perdu la bataille à Bafoussam.

19 Juillet 2019,

L’Ambassadeur de la Confédération Suisse au Cameroun, Pietro Lazzeri, dans une interview exclusive avec Charles Ebune de la CRTV, va afficher la volonté désespérée de prouver, dans une sorte de service après-vente, que Paul Biya n’avait pas été chassé de Genève. Il déclarera, pour déformer la réalité, que « le Président Paul Biya est celui qui décide si et quand il souhaite visiter la Suisse ».

20 Juillet 2019,

Le sultan Ibrahim MbonboNjoya, chef de la délégation permanente du RDPC pour la région de l’Ouest, va effectivement, organiser une douche nationale sous une pluie torrentielle, pour laver les membres du RDPC de tous les crimes et maladresses qui caractérisent leur mauvaise gestion du pays. Jamais les chefs traditionnels de l’ouest, qui ont répondu présent, n’avaient subi une telle humiliation publique.

Apres cet affront, le régime, dépassé par l’organisation de la CHAN et de la CAN et les insalubrités infrastructurelles, s’est reconcentré vers la zone Anglophone ou il préparerait un coup fumant qu’on nous prédit spectaculaire. Il s’agit de montrer au monde entier et surtout au Genevois et à la BAS que le régime peut organiser une rentrée scolaire dans une zone de guerre sans les élèves et les professeurs. Wait and see !

Pour conclure, ce qu’il faut retenir de cette escapade mouvementée de Paul Biya à l’hôtel intercontinental est que la BAS fera arrêter Paul Biya, en le poussant tout simplement à la faute. Paul Biya et les barons du régime savent qu’ils sont tous susceptibles d’être arrêtés s’ils mettent les pieds en occident. D’autre part, le régime Biya est décidé à réquisitionner toute les ressources et toute la trésorerie du Cameroun riche pour s’acheter encore quelques mois de liberté.

Il reste tout de même une zone d’ombre sur la nébuleuse Suisse qui a négocié l’exfiltration de Paul Biya, et qu’il est difficile de déceler. Il y a de forts soupçons que cette fameuse négociation Suisse ne soit qu’une autre arnaque organisée par le régime pour rafler les fonds de caisse du Cameroun.

Les ramifications peuvent être de très hautes portées. En effet, l’initiative de la Confédération helvétique a accouché d’une souris, malgré le soutien de Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU et de Tibor Nagy, Sous-secrétaire d’Etat en charge de l’Afrique au département d’Etat américain. En tout cas depuis la fin de la cavale du clandestin Paul Biya dans les montagnes Suisses, on ne parle plus de cette négociation avec les opposants Camerounais.

Et les Camerounais ne savent pas toujours avec précision quels sont les négociateurs qui ont exigé la rafle et le transfert des devises du Cameroun que Jean Kwete et la délégation des 20 membres du sérail ont acheminées à Genève.

Source: cameroonvoice.com

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