Dialogue: des négociations parallèles initiées par Biya hors de Yaoundé, voici les détails!

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Alors que les travaux du Grand Dialogue National viennent de s’ouvrir au palais des Congrès de Yaoundé, plusieurs sources indiquent que le sort de la crise anglophone se joue bien loin de la capitale camerounaise. Dans sa parution de ce lundi 30 septembre 2019, le quotidien Le Jour révèle que d’autres dialogues parallèles auraient actuellement lieu entre le gouvernement camerounais et les séparatistes anglophones. Le journal précise plus loin que le grand dialogue en cours actuellement à Yaoundé serait une manœuvre pour «conduire hors des projecteurs» les autres négociations en cours. Extrait…

Fin mai 2009, un groupe de onze mouvements séparatistes annonçaient leur disponibilité «à s’engager dans une négociation sous la médiation d’une tierce personne». Cette annonce rendait probable l’ouverture d’un dialogue direct entre le gouvernement et les combattants armés des régions anglophones du pays sous la supervision d’un médiateur.
Dans la foulée, en tournée dans les zones en guerres le PM rassurait les Camerounais sur la volonté du gouvernement à chercher une solution négocié à la crise en affirmant publiquement et ce pour la première fois que mis à part la sécession et la séparation, tous les sujets seraient désormais débattus. Ceci signifiait implicitement que le débat sur la forme n’était plus un tabou er ne serait plus exclue du dialogue.
En réaction à ces développements, le principal leader séparatiste Julius Ayuk Tabe répondait le 27 mai 2019; en rendant public ses préconditions pour un dialogue. En substance, il demandait:
– le retrait de l’armée des deux régions anglophones,
-la libération de tous les prisonniers arrêtés depuis le début de la crise,
-l’organisation des pourparlers à l’étranger.
Tout ceci intervenait alors que les 17 e 18 mai étaient déjà engagée une réunion préparatoire entre certains groupes séparatistes et le gouvernement sous la médiation Suisse à l’égard de laquelle il existait cependant certaines réticences. C’est dans ce même contexte que le gouvernement Suisse annonçait l’ouverture de négociations entre les groupes séparatistes et le gouvernement camerounais sous son égide.

Dans le même temps, diverses autres initiatives fleurissaient, notamment celle conduite par le directeur des Services de renseignements extérieurs ‘DGRE) Léopold Maxime Eko Eko Toutes ces négociations parallèles donnaient le sentiment d’une compétition, voire d’une rivalité entre les meneurs.
En considérant l’impréparation du GDN et le discrédit qui entoure par avance des résultats on peut penser que le pouvoir s’en sert comme une manœuvre afin de conduire hors des projecteurs les négociations sous médiation Suisse, sous réserve qu’il y ait mis un peu plus de sérieux dans la préparation du GDN.

En considérant que cette hypothèse soit la bonne, il reste que pour parvenir à des conclusions véritablement porteuses de paix, il faudra que les négociations genevoises respectent les étapes prescrites pat les méthodes classiques pour la conduite des négociations de paix, à savoir: la confiance entre les parties, la désignation consensuelle d’un médiateur neutre, une conduite consensuelle des discussions, une définition commune du chronogramme et des moyens de contrôle de l’application des résolutions prises pour avoir une chance de déboucher sur la paix recherchée.

Source: camerounweb.com

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