Double génocide au Cameroun: bouleversée, Alice Nkom crache ses vérités, voici les détails!

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Maitre Alice Nkom est connue pour son caractère combattant et inflexible quand il s’agit de défendre les droits et les libertés des Camerounais. Ses dernières sorties médiatiques montrent que sa sérénité légendaire est ébranlée par le double génocide qui se déroule dans le Nord et le NO-SO du Cameroun. Une situation compréhensible quand elle souligne la complaisance de certains vautours écervelés face à cette bêtise humaine qui transforme le Cameroun en un vaste cimetière.

Cela fait maintenant des dizaines de mois que Maitre Alice Nkom s’insurge sur la grave situation dans le NOSO en particulier et en général sur l’enfer qui s’installe progressivement au Cameroun. Si elle a toujours affiché la sérénité et la fierté dans ses dénonciations, les dernières sorties de Maitre Nkom révèlent ou trahissent les fissures dans l’armure de cette infatigable combattante des droits et des libertés fondamentaux, qui en est venue à demander à la population de ne pas reculer face à cette dérive. En effet, la « super woman » des droits de l’homme a été ébranlée, bouleversée et révulsée par les tournures du régime tyrannique de Paul Biya et ses associés. Dans cette derniere interview, elle présente les contours du double génocide qui se déroule au Cameroun et la folle complaisance de certains illuminés drapés dans les misères du FCFA.

Maitre Alice Nkom est l´une de ces grandes avocates Camerounaises qui ont la réputation nationale Africaine et internationale, d´être inflexible sur la défense des droits de l´homme mais surtout des plus faibles. Ce n´est donc pas une surprise si tous les tchadors de la maltraitance la trouvent toujours droite et ferme sur leur chemin. Pour ceux qui l´ont déjà rencontrée, c´est une grande dame qui affiche toujours un sourire, plein de sérénité, qui vous rassure tout de suite et vous fait comprendre que vous n´êtes pas seul. Ce sourire qui vous met directement en confiance ne cache pas du tout la détermination féroce que cette grande dame oppose à tous les apprentis sorciers qui s´imaginent qu´ils peuvent se cacher derrière leur ignorance et leur violence pour priver les Camerounais de leurs droits.

Malgré cette unanimité sur ses qualités professionnelles, reconnues dans le monde et qui fait d´elle quasiment une « Super Woman » de la défense des droits de l’homme, MAMAN Nkom est un être humain. Et quand on touche à l’être humain, les choses sont toujours plus compliquées car il faut le dire, après tout, Maitre Nkom est une fille de, une sœur, une tante, une mère et une grand-mère. Et c’est à ces multiples titres qu’elle, plus consciente, plus préoccupée et plus sensible, est profondément touchée par ce qui se déroule en ce moment au Cameroun et qu’elle décrit elle-même comme un double génocide. Et croyez-moi, si les thuriféraires du régime avait une once de capacité de compréhension de la situation, ils donneront tous raison à Maitre Nkom au lieu de la combattre.

Le double génocide :
En rappelant qu’un génocide est un crime tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national avec la volonté d’atteinte à l’intégrité physique ou psychique, la soumission à des conditions d’existence mettant en péril la vie du groupe, les entraves aux naissances et les transferts forcés d’enfants qui visent à un tel but, on peut dire que deux groupes nationaux subissent un génocide aujourd’hui au Cameroun : Les jeunes soldats Camerounais et les Anglophones Camerounais. Ce qui révulse Maitre Nkom c’est le drame qui se noue sous nos yeux :
1- Les jeunes soldats Camerounais sont formés et envoyés au massacre dans le Nord ou au NOSO, sans les moyens appropriés pour se défendre, comme si c’était des chairs à canon ou des « bons pour mourir ». Et quand un soldat meurt c’est aussi sa femme et ses enfants qui meurent, certes à petit feu, mais ils meurent aussi, quand même, car ce gouvernement ne fait rien pour aider les veuves et les enfants. Pire, le gouvernement les inscrit sur la liste des âmes à violer, et dans tous les sens du terme. Et dans quelques années nous verrons bien qu’il manquera à l’appel des soldats d’une certaine catégorie d’âge.

2- Le régime de Yaoundé a trouvé une formule originale pour prolonger le génocide des anglophones en lançant l’opération passeport SIDA à 200 Fcfa, par pure magnanimité. Cette opération consiste à accorder aux déplacés anglophones, comme seule moyen de survie, le droit de se prostituer. Les déplacés Anglophones (adultes comme enfants, garçons comme filles), en détresse et vulnérables, sont donc tous soumis à un mode de subsistance qui leur inocule le virus du VIH en échange de 200 Fcfa. C’est chaque ville Camerounaise qui veut son contingent d’enfants Anglophones. Et dans les grandes villes, comme Douala, les quartiers chauds se font la concurrence sur la base de ce nouveau passeport SIDA. Les cris des ONG et la mobilisation de certains medias comme Equinoxe TV n’y changent rien. Le régime sourd et aveugle déshumanise les Camerounais, qui ont simplement perdu le sens des réalités. Et dans quelques années, nous verrons bien qu’il manquera à l’appel toute une génération d’Anglophones, emportés par la guerre et le SIDA.

Voilà la tragédie qui se déroule dans notre pays et qui empêche Maitre Nkom de dormir. Voir notre pays soumettre nos enfants à un tel sort lui brise le cœur et elle n’acceptera pas qu’on l’empêche de le faire savoir et de le dénoncer. Et comme d’habitude, le régime en place, au lieu de prendre le problème au sérieux, moyennant quelques milliers de franc CFA, s’est plutôt attaché les services d’une horde de chiens de garde, soi-disant panafricanistes, républicains et friands de franc CFA, qui sont chargés de vanter la puissance d’une armée qui ne fabrique même pas un bouton de ses galons et qui massacre sa propre population.

Le déchaînement des va-t-en-guerre:
L’autre aspect de cette situation qui secoue Maitre Nkom n’est pas l’indifférence grandissante que le régime a su mettre en place avec l’aide des sectes, des Brasseries du Cameroun, du tramadol et des « grands » industriels qui ont investis dans la production du « Kwata, l’Odontol, Bilibili, etc… » dans les villes et campagnes Camerounaises. Pas du tout.

Ce qui révulse Maitre Alice Nkom c’est la complaisance d’une catégorie d’individus va-t-en-guerre (Banda Kani, Pensy, Anicet Ekane, Meka, un autre Nkom, Momo, Nguini, etc.) qu’il convient maintenant d’appeler des agitateurs de medias ou des réseaux sociaux. Ces individus, installés dans un pseudo confort par le régime, viennent se répandre sur les médias pour vanter, de façon déconcertante, la guerre et le massacre de nos populations alors qu’ils n’ont jamais vu la couleur ou entendu le bruit d’un canon.
La résurgence de cette nouvelle ligue d’oiseaux de mauvais augures se fait de plus en plus sentir au Cameroun.

Certains auraient échappé du parc de Waza, d’autres seraient sortis tout droit des Monts Kapsiki alors que les plus virulents n’arriveraient tout simplement pas à trouver le chemin pour les ramener dans les chaines de montagne de l’ouest ou dans les forêts des hauts plateaux du Cameroun. Tous les jours, ils apparaissent çà et là sur nos medias, avançant en rangs serrés comme une escadrille de chauves-souris, à la recherche du sang.
Dès leur apparition sur les plateaux de télévision, à en juger par leur accoutrement et leur mines, on les confond facilement à des hiboux, des coucous ou des chouettes qui viennent annoncer la mauvaise nouvelle : « Les corbeaux et les vautours se nourrissent de la chair et du sang de nos enfants (soldats et civils». Ce sont de véritables pigeons voyageurs qui, au gré du Fcfa, volent de parti en parti, changeant de couleurs comme des colibris avaleuses de couleuvres, et crient sur des plateaux de télévision comme des perroquets qui récitent des litanies dont on comprend très vite qu’ils ne comprennent pas le moindre sens. Et quand par malheur, vous vous avisez de leurs rappeler ou de les éclairer sur le sens de leur jacassement, alors ils se déchaînent et se répandent frénétiquement, comme des pies, dans un concert de roucoulements qui transforme nos plateaux de télévision en studio expérimental de la « vuvuzela ». Les présentateurs et présentatrices de nos émissions de débats sont littéralement saturés de consternations.

Voilà le clin d’œil que je souhaitais adresser à Maman Nkom pour partager son indignation. En lui témoignant notre reconnaissance inconditionnelle, en sa qualité d’avocate, pour sa posture toujours droite face aux prévaricateurs des droits et des libertés, je viens ici témoigner notre solidarité à une maman touchée au plus profond d’elle-même par la destruction et la mort de ses enfants. Personne ne peut vraiment rester indifférent face à ce niveau de la bêtise humaine.

Les cris d’une mère pour son enfant, que lui a donné le créateur et qu’elle a porté en son sein, sont toujours entendus par Dieu. Ce n’est qu’une question de temps. Et dans le cas présent, pour ces va-t-en-guerre de salon ou ces oiseaux qui mentent comme ils gazouillent, il y a de fortes certitudes que des canards aussi boiteux ne puissent pas aller très loin. Ils ont beau passer pour des éperviers ou pour des faucons, ils ne resteront que des hérons à qui nous allons tordre le cou. Mieux, nous allons les plumer comme des alouettes dans un vrai dialogue incontournable.

Source: https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/features/Double-g-nocide-au-Cameroun-boulevers-e-Alice-Nkom-crache-ses-v-rit-s-467057

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