Emeutes à Kondengui: Découvrez les vives réactions des leaders politiques

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Une mutinerie s’est déclenchée à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui. La police a tiré pour dissuader. La ville de Yaoundé a pris peur. Le gouvernement à produit un communiqué, l’opposition dénonce.

Au départ, c’était la « République Ambazonie » et ses combattants séparatistes « Las d’attendre d’être libérés, les prisonniers incarcérés dans le cadre de la crise anglophone ont entrepris, de crier leur colère lundi 22 juillet. En arborant les couleurs de la république virtuelle d’ambazonie pour demander au régisseur de les envoyer chez eux ».

Un message fort si on s’en tient aux velléités sécessionnistes qui secouent les régions du nord-ouest et du sud-ouest depuis plus de trois an. Une situation qui interpelle le plus haut niveau de l’Etat.

Plutôt, le gouvernement de la République a réagi par un communiqué à « peine audible et très peu rassurant pour des centaines de prisonniers maintenus dans le pénitencier de Kondengui » pendant des années sans jugement « Le gouvernement regrette vivement et condamne ces actes inadmissibles qui surviennent alors que la justice républicaine s’emploie à connaitre, souverainement, mais graduellement, en toute objectivité et en toute impartialité le cas des détenus contestataires ».

Au demeurant et de fait, il ne s’agit pas ici de la préoccupation des seuls prisonniers de la crise anglophone. C’est la goutte d’eau qui a débordé le vase des mauvaises conditions dans cette prison. Le Social Democratic Front (SDF), parti principal de l’opposition a pointé le doigt accusateur sur le ministre de la justice qui « s’obstine à boycotter le code de procédure pénal, instrument ayant engagé beaucoup d’argent au contribuable qui y fondait beaucoup d’espoir avec comme principe la liberté et l’exception la prison ».

Pour le Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Democratie (Manidem), un autre parti de l’opposition, « le gouvernement doit prendre des mesures hardies pour désengorger nos prisons notamment en accélérant les procédures judiciaires concernant les personnes en détentions préventives dans les unités carcérales ».

Le quotidien Le Messager est revenu sur le sujet de cette mutinerie qui met le pouvoir de Yaoundé « entre horreur et tyrannie » Pour le journal de Pius Njawe, incapable de lutter contre la surpopulation et l’amélioration des conditions carcérales, la machine répressive du régime a usé de brutalité pour tenter de neutraliser les grévistes.

Le quotidien Le Jour, paraissant à Yaoundé est resté muet-parlant avec la publication de la photo de Mamadou Mota, le vice président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) incarcéré au même pénitencier. Il a subi un traitement inhumain et dégradant et déporté vers une destination inconnue.

Source: camer.be

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