ENAM: Lancement d’un concours pour le recrutement de 80 personnels judiciaires anglophone

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Cette action entamée en 2017 est consécutive aux revendications formulées par les avocats et enseignants originaires des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en 2016.

Le recrutement de la deuxième vague d’auditeurs de justice et d’élèves-greffiers d’expression anglaise à former à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) se prépare. Dans une déclaration faite le 29 mai 2019 à Yaoundé, le ministre de la fonction publique et de la réforme administrative Joseph Lé, en a dressé les contours.

Ce sont 80 personnels judiciaires (50 auditeurs de justice et 30 élèves-greffiers) qui vont intégrer l’ENAM pour le compte de l’année académique 2019-2020. Ils seront affectés dans les cours d’appel des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Ce sera le deuxième recrutement spécial dans le domaine depuis 2017. Il est effectué « sur les très hautes instructions du président de la République ». La vague des recrutements spéciaux se termine en 2020. L’on aura alors formé et engagé 200 auditeurs de justice et 120 élèves greffiers.

Les concours sont lancés depuis le 3 mai 2019. Les dossiers de candidatures doivent être déposés dans les 10 délégations régionales du ministère de la fonction publique et de la réforme administrative jusqu’au 14 juin prochain. Les candidats retenus vont être répartis dans les centres d’examen de Bamenda, Garoua, Buea et Yaoundé.

La commission ad hoc chargée de coordonner et d’évaluer les opérations du concours laquelle regroupant des représentants de la Présidence de la République, des services du premier ministre, des ministères de l’enseignement supérieur, de la justice, des finances et de l’ENAM s’est réunie mercredi à Yaoundé.

Joseph lé a précisé que ce recrutement concerne tous les jeunes camerounais sans distinction de région d’origine remplissant les conditions requises par les dispositions requises par les arrêtés portant ouverture des concours concernés.

Il vient s’arrimer aux réformes survenues à la Cour suprême et à l’ENAM avec la mise en place des sections Common law. C’est une des réponses de Biya aux revendications des avocats et enseignants anglophones émises en 2016 et qui sont à l’origine de la crise que connaissent aujourd’hui les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Source: cameroon-info.net

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