Etoudi: voici comment la guerre des clans paralyse le pouvoir de Paul Biya

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L’entourage du président de la République est de plus en plus infesté par des lobbies qui s’affrontent dans le but de nuire voire d’éliminer tout potentiel adversaire ou concurrent éventuel qui pourrait faire ombrage à leur accession à la magistrature suprême.

En dépit de l’union sacrée apparente exprimée en faveur du chef de l’Etat et de son idéologie, certains pontes du régime, tapis dans l’ombre, et proches de l’Homme du Renouveau, se livrent dans des batailles de positionnement pour la sticcession de Paul Biya. Des manoeuvres qui fragilisent, le fonctionnement de l’institution, présidence de la République, de celui qui l’incarne, Paul Biya et de l’ensemble du gouvernement.

Insécurité

Malgré l’enthousiasme observé autour du président de la République, nul doute que des vautours qui bénéficient pourtant d’un certain nombre de privilèges grâce à leur proximité avec le chef, convoitent la fonction présidentielle. Ce qui n’est pas mauvais. Sauf que le temps des combats pour le pouvoir est mal choisi. Le Cameroun traverse une période douloureuse de son histoire avec des foyers d’insécurité sur une bonne partie de son territoire : Boko Haram dans l’Extrême-nord, les preneurs d’otages dans l’Adamaoua, les rebelles centrafricains dans la région de l’Est, les séparatistes anglophones dans le Nord-ouest et le Sud-ouest.

Le pays de Paul Biya traverse une crise sécuritaire préoccupante qui nécessite un front commun autour de cette cause nationale. Mais certains pensent que Paul Biya est mal entouré pour mener ce combat national, l’Homme du Renouveau serait désormais seul. La bataille autour de sa succession est ouverte. Un scénario qui rappelle ces enfants prétentieux qui se disputent l’héritage de leur père alors que ce dernier est encore vivant, tout en faisant l’effort d’ignorer l’existence probable d’un testament censé fixé les règles du jeu.

Appétits du pouvoir

Les hommes dans l’entourage du chef de l’Etat nourrissent des appétits de pourvoir au point de mettre en mal la fonction présidentielle au Cameroun. Ils estiment à tort ou à raison que plus le temps passe, plus leur moment de gloire s’approche. Et pour vivre dans cette espérance nourrie, ces hommes activent leurs réseaux dans le sérail pour fragiliser leurs potentiels concurrents. Tous les stratagèmes sont mis à contribution pour atteindre leurs objectifs, notamment, des lynchages médiatiques ou des règlements de comptes. Ils ne lésinent sur aucun moyen.

C’est ainsi qu’on assiste aux tristes spectacles au sein de l’appareil étatique. On a encore en mémoire ce natif du département du Logone et Chari, dans la région de l’Extrême-nord, qui aurait selon des sources dignes de foi organisé une vaste campagne de sabotage contre son frère de la même région, à l’époque directeur des Affaires générales à la présidence de la République. Le natif du Logone et Chari, en question, ministre de la République, avait par l’entremise de son secrétaire particulier, réuni dans un hôtel à Yaoundé quatre directeurs de publication.

L’objet de cette rencontre était, confirme notre source, de livrer des informations visant à engager une campagne de déstabilisation contre son frère en service à la présidence. C’est ainsi que plusieurs ministres qui seraient les affidés des « gros poissons » de la présidence de la République sont des chargés de mission pour nuire à ceux qui mettraient en mal leurs ambitions présidentielles.

Source: L’Épervier n°1408

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