Exécution au SED: torturé à mort, Mamadou Mota ‘dans un sale état’

0

Les choses se dérouleraient conformément au plan d’assassinat du N° 2 du MRC élaboré en haut lieu et en cours d’implémentation au siège de la Gendarmerie nationale depuis lundi. Sous la coordination vigilante du Secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la Gendarmerie, serviteur fidèle de l’Etat répressif de Paul Biya.

On peut dire que ceux qui cherchaient la preuve qu’Il avait été décidé en haut lieu que Mamadou Mota soit torturé jusqu’à vendredi, avant de recevoir la moindre visite, le temps que le mal soit fait (Cf. “Cameroun : Ferdinand Ngoh Ngoh et Galax Etoga instruisent la torture des prisonniers au Sed” -https://www.africa-info.org/afrique/politique/10209-cameroun-ferdinand-ngoh-ngoh-et-galax-etoga-instruisent-la-torture-des-prisonniers-au-sed.html-) auraient été servis, si l’on s’en tient à l’état dans lequel son avocat qui l’a rencontré vendredi au SED a retrouvé l’homme politique : en lambeaux! Incapable de se déplacer, contusion sur le crâne, bras et jambes gauches cassés également, visage couvert d’hématomes…

Bien plus, aux dernières nouvelles, la situation aurait empiré à telle enseigne que l’homme qui a passé quatre jours sans s’alimenter et sans prendre de bain, péricliterait à vue d’œil et pourrait rendre l’âme dans les jours à venir. Son crime, avoir osé demander que l’on varie sa ration alimentaire, car le maïs bouilli quotidien insupportait déjà son estomac (or la prison de Kondengui n’a pas de menu “5 étoiles” comme à l’Hôtel Intercontinental), et surtout, qu’on le juge et le condamne finalement au lieu de le maintenir en détention sans raison (comme s’il ignorait qu’au Cameroun le Code de Procédure Pénale n’est que du papier hygiénique sur lequel sont gravés des lettres et des chiffres pour le divertissement des snobs et autres mordus de lecture qui aiment à ch*** en lisant… .

Nos sources affirmaient en matinée que malgré cette situation, Mamadou Mota qui est devenu le souffre-douleur des partisans du président au sein des institutions de répression qui “tiennent à faire payer aux opposants locaux le crime de lèse-roi fainéant commis à Genève par la Brigade Anti-Sardinards” (Sic) est toujours torturé physiquement par ses bourreaux (dont les plus colériques, à en croire nos mêmes sources, seraient de jeunes gendarmes de moins de 30 ans d’âge pour la plupart âgés, recruté dans la région du Sud -dont est originaire le président Biya-). Ces jeunes écervelés dont certains ont conçu la stratégie de déstabiliser psychologique de leur victime en lui disant en des termes autrement plus triviaux, qu’ils iraient… assumer ses responsabilités conjugales auprès de son épouse afin de pallier son absence, seraient coachés par un certain Limane, originaire du septentrion comme monsieur Mota, qui n’hésiterait pas à dire quant à lui : « Je vais tuer vraiment quelqu’un, comme ça quand vous irez dire que Limane a torturé les gens au SED, on va vous corriger en disant “Non, Limane est un bon militaire, il a tué les ennemis du Cameroun parce qu’il a été formé pour ça” ».

Si ces informations, dont celle sur l’état critique de Mamadou Mota qui a été corroborée par une annonce faite en début d’après-midi par le lanceur d’alerte Max Senior Ivoire sur sa page Facebook (https://www.facebook.com/people/Max-Senior-Ivoire/100009414552523) se révélaient vraies, (qu’il plaise au Ciel que ce ne soit pas le cas, de même que celle sur es origines ethniques des bras armés de la répréssion) elles reposeraient dans son entièreté la question de la responsabilité de la dérive tribalo-ségrégationniste de la pratique politique au Cameroun, et des dangers aux devants desquels court le Cameroun à cause d’un régime qui a réussi à peupler l’armée, la gendarmerie et la police de jeunes gens victimes de lavage de cerveaux, effectivement convaincus, indifféremment de leurs cursus académiques, que c’est leur ethnie qui est menacée par l’entreprise de conquête du pouvoir politique par l’opposition.

De même qu’il se poserait celle de la responsabilité individuelle de ceux (militaires, gendarmes, policiers agents de l’administration pénitentiaire) qui participent à la commission de tous les crimes enregistrés depuis l’accession de Paul Biya au pouvoir en général, et depuis le vol de la victoire de Maurice Kamto en particulier, en passant par la crise anglophone. Car s’il est clair que Biya et ses collaborateurs répondront d’avoir donné l’ordre ou de n’avoir pas retenu la main de leurs cerbères, il reste que ces personnalités ne sont jamais qu’à une exfiltration par hélicoptère pour la Suisse ou la France, leurs vraies patries, avant que ces pays les transfèrent au Maroc.

Alors que les exécutants de basses œuvres devront quant à eux prouver qu’on leur avait mis une arme à la tempe pour qu’il soumette à des traitements cruels, inhumains et dégradants, des humains qui s’époumonaient à leur faire comprendre qu’ils n’en voulaient qu’au régime malgouvernant de Paul Biya -86 ans, 37 ans au pouvoir et réélu en audience publique le 22 octobre 2018 par le Conseil Constitutionnel, après avoir été battu le 7 octobre dans les urnes par Maurice Kamto-. Car le moins qu’on puisse dire est qu’ils vont avoir beaucoup de travail ces jours-ci et les jours à venir, dans ce pays où tout indique que les Camerounais marchent de plus en plus en plus sur la peur.

Source:https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/features/Ex-cution-au-SED-tortur-mort-Mamadou-Mota-dans-un-sale-tat-468613?gallery=1

Téléchargez notre application Android

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here