Exécution extrajudiciaire: les militaires accusent le haut-commandement de l’armée, voici pourquoi!

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L’hebdomadaire renseigne que les militaires impliqués dans cet acte odieux pointent le défunt général, Jacob Kodji et le capitaine Fabassou, commandant de la base militaire de Zevelet à l’époque des faits.

En avril 2018, une vidéo montrant deux hommes habillés en uniforme de l’armée camerounaise, exécuter sommairement deux femmes et deux enfants, avait choqué l’opinion nationale et internationale. Après avoir, dans un premier temps, crier à la manipulation, le gouvernement avait dû, sous la pression, reconnaitre que l’acte effroyable avait été commis par des militaires.

Les mis en cause

Sept soldats avaient été ainsi mis aux arrêts. Il s’agit du capitaine Etienne Fabassou, le sergent Cyriaque Bityala, les caporaux Didier Jeannot Godwe Mana et Jonathan Manasse Djakobei, les soldats de première classe Jean Baptiste Tchanga Chiengang, Barnabas Donssou Gorvo et Ghislain Landry Ntieche Fewou.

Détenus à la prison militaire de Yaoundé, ils ont été inculpés avec M. Viche, chef du village Zevelet, la localité dans laquelle le drame s’était produit. Dans son numéro paru le 17 juin 2019, le journal Kalara révèle que tout ce monde est poursuivi pour des faits présumés de meurtre en coaction et complicité, violation de consignes et conspiration de meurtre.

L’hebdomadaire renseigne également que l’affaire est pendante au Tribunal Militaire de Yaoundé (TMY) depuis août 2018. «A en croire notre source, l’enquête judiciaire tire à vers sa fin. Il ne reste plus attendu que le réquisitoire définitif du ministère public», lit-on.

Les faits

Le journal fait d’autres révélations suite à la consultation du rapport de l’enquête policière, menée par le Service central de la recherche judiciaire, une entité qui dépend du Secrétariat d’Etat à la Défense (SED), chargé de la Gendarmerie.

De ce document, il ressort que les victimes avaient été interpellées en avril 2015 par une patrouille mixte constituée d’une part, des éléments de l’armée camerounaise en détachement au camp militaire de Zevelet, situé à la frontière avec le Niger, et des membres du comité de vigilance du village Kama Mafa d’autre part. Outre les deux femmes et les deux enfants, il y avait deux hommes. A ce jour, le sort réservé à ces deux hommes reste inconnu.

Les mis en cause affirment que les victimes, soupçonnées de faire partie de Boko Haram, avaient refusé de collaborer. «Après concertation avec le commandant de la base, le capitaine Fabassou, les chefs de village et des comités de vigilance présents au camp, il avait été décidé de la mise en exécution des deux femmes avec les enfants».

Le haut-commandement

Les autres soldats soutiennent que l’ordre avait été donné par le capitaine Fabassou. Ce dernier dément, affirmant avoir laissé le sort des victimes entre les mains des chefs de comités de vigilance. Une chose est certaine, les femmes et leurs enfants seront exécutés et la scène filmée.

Les auteurs de l’acte disent avoir rendu compte au commandant de la base à travers la fameuse vidéo. Tout en niant avoir donné l’ordre, le capitaine Fabassou reconnait avoir transmis l’information au défunt général Jacob Kodji, décédé ensuite dans un crash d’hélicoptère.

Source: cameroon-info.net

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