Fantasmes sexuels: les Camerounais se livrent sur internet, voici les détails!

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Selon les spécialistes, chaque jour, plus d’une image sur quatre diffusée à travers les réseaux sociaux révèle le mal érotique vécu par certains citoyens.

On dirait qu’il n’a pas voulu disparaître des gazettes. Après son but lors du quart de finale Cameroun-Nigéria de la dernière Coupe d’Afrique des nations de football Égypte 2019, Clinton Njié fait bouger la toile depuis la fin de la semaine dernière. «Grâce» à une sextape qu’il confesse avoir lui-même postée, l’attaquant des Lions Indomptables s’en tire avec des milliers de vue et de commentaires. Bien avant que le document ne soit censuré quelques heures plus tard, l’image de la nouvelle recrue de la Dynamo de Moscou avait déjà emprunté le même chemin que celles d’autres citoyens.

«C’est devenu une tendance. De plus en plus, des individus addicts de leur “e-mage” et de l’opinion que les autres ont d’eux, cherchent à dépasser leurs identités naturelles et montrer des facettes d’eux-mêmes qu’ils ne sont parfois pas capables d’assumer en dehors du web», théorise Benjamin Ombé, expert camerounais en communication digitale. Pour tenir des preuves d’une véritable tendance adossée sur des images osées, Jean-Paul Levodo se montre plus pointu. Pour ce community manager dans une structure locale de veille stratégique, «c’est en moyenne 1,4 image sur 4 par jour qui ont des relents érotiques dans le seul giron de Yaoundé».

Show

À l’épreuve de l’interprétation, les chiffres entrent dans une relation particulière avec quelques données sociologiques et psychologiques. Sur cette ligne, Thimothée Emini Zanga est formel. «Au Cameroun, comme ailleurs, les réseaux sociaux ont ressuscité le vieux monde, celui des mâles gras et dominateurs où les femmes sont des objets ou un moyen d’assouvir leurs besoins ou leurs fantasmes », expose l’enseignant assistant à l’Université catholique d’Afrique centrale à Yaoundé.

À cette argumentation, il ajoute des agrégats de comparaison liée aux temps. Selon lui, «le public enivré par le triomphe de la nouvelle version hollywoodienne de la culture du plaisir sexuel n’hésite plus à la reproduire».

Effroi

Au Cameroun, la chronique relate bien cette tendance à la reproduction. Dans son édition du 14 mars 2016, le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune rapportait qu’une dizaine d’élèves du lycée de Burkina à Ngaoundéré (Adamaoua) avaient été exclus de leur établissement scolaire au motif d’«exhibition en tenue de classe exécutant des scènes obscènes sur facebook». Toujours en 2016, une autre vidéo du même genre était postée par les élèves du Lycée classique de Bafoussam, rappelle le site digital business Africa.

En juillet 2014, signale l’Agence France Presse (AFP), Samuel Eto’o est l’objet d’une plainte pour «publications obscènes» déposée par une ex-compagne, Hélène Nathalie Koah, dont les photos dénudées ont été diffusées sur internet.
Vu sous cet aspect, Dr Christian Eyoum, médecin- psychiatre basé à Douala, fait le constat : «les réseaux sociaux, ce n’est plus seulement un partage d’instants de la vie d’une personne mais un réel moyen de chercher l’attention. Avec le flux venu d’ailleurs qu’ils assimilent, des personnes, des jeunes en particulier éprouvent fatalement un manque. Et là, on a affaire à un sujet de santé publique».

Source: journalintegration.com

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