FOOTBALL – Valence-Losc: Voici Pourquoi Lille galère-t-il autant en Ligue des champions?

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Le club nordiste, qui se déplace mardi à Valence (21h), n’a quasiment jamais connu la réussite depuis qu’il fréquente la plus grande compétition européenne

  • Le Losc joue sa survie en Ligue des champions ce mardi soir à Valence.
  • Obligé de gagner en Espagne pour croire encore à la qualification, le club nordiste espère vaincre le signe indien qui le poursuit en Ligue des champions.
  • En six participations à la phase de poules, le club nordiste n’a remporté que 6 de ses 33 matchs joués.

La victoire ou la porte. Ce mardi soir à Valence (21h), le Losc abat sa dernière carte en Ligue des champions. Dernier de son groupe avec un petit point en trois matchs, le club nordiste est obligé de s’imposer en Espagne s’il veut encore croire à ses chances de qualification.

Lille espère surtout vaincre le signe indien qui le poursuit depuis qu’il participe à la plus belle compétition européenne. En six campagnes de Ligue des champions, le Losc ne s’est pour l’instant imposé que 6 fois en 33 matchs de poule. Tentatives d’explications de ce manque total de résultats.

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Le Losc est dernier du groupe H avec seulement 1 point.

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Un manque de chance au tirage ?

Les grandes équipes toussa toussa, pas de chance toussa toussa. Pour se cacher derrière ce manque de résultats européens, la tentation est grande de se réfugier derrière le pedigree de ses adversaires. Balayons vite fait cet argument. Si Lille est tombé ces dernières saisons sur des clubs comme le Bayern Munich, Manchester United voire l’Inter Milan, il n’a jamais non plus défié d’immenses machines comme le Real, le Barça, la Juventus ou encore Manchester City.

Surtout, Lille a toujours eu des équipes à sa portée à chaque tirage. Mais que ce soit contre Trabzonspor, le Bate Borisov, le CSKA Moscou ou encore Anderlecht, le club nordiste n’a jamais vraiment su élever son niveau de jeu. La faute parfois à un excès de confiance « On a gâché ce genre de match. On ne peut s’en prendre qu’à nous mêmes. Contre le Bate Borisov (1-3), on s’était sans doute vu un peu trop faciles. On n’avait sans doute pas le niveau suffisant pour passer le premier tour », avoue Benoît Pedretti, ancien du Losc qui a disputé deux Ligue des champions avec le club (2011-2012 et 2012-2013)

Pour d’autres, il y a aussi des questions à se poser sur le réel niveau de la Ligue 1. « On s’attendait quand même à des résultats un peu plus positifs ces dernières années. Il y a encore un fossé énorme contre les grosses écuries européennes alors que Lille s’est installé dans le top 5 français. La marche est sans doute un peu trop haute. », constate Grégory Tafforeau, ex-joueur du Losc qui a disputé les trois premières Ligue des champions disputées par le club nordiste.

Un manque de bons départs ?

Le chiffre résume à lui seul toute la difficulté du Losc en Ligue des champions. Lors de ses six participations, le club nordiste n’a jamais remporté son premier match. Des mauvais départs (quatre défaites et deux nuls) forcément préjudiciables pour la suite de la compétition. « Le club a toujours raté ses débuts et les premiers matchs sont très importants et conditionnent souvent la suite. On n’est jamais très bien rentré sur les premiers matchs et après, ça devient difficile psychologiquement », reconnaît Tafforeau.

Un manque d’expérience ?

L’argument peut être recevable pour expliquer ces mauvais résultats même si les dirigeants du Losc s’en défendent à l’image de Luis Campos. « Je peux comprendre que le premier ou le deuxième match de Ligue des champions, pour un joueur qui n’a jamais disputé cette compétition, peut avoir un impact mental fort, qu’on puisse être impressionné, mais ça, c’est fini. Et les joueurs doivent en prendre conscience », avait déclaré sur RMC le directeur sportif du Losc juste avant le troisième match de poule contre Valence.

Reste qu’avant le premier match perdu contre l’Ajax, seuls deux joueurs de l’effectif lillois titulaires à Amsterdam (Ikoné et Sanches) avaient déjà joué des matchs de Ligue des champions « Le vécu fait beaucoup », assure Tafforeau qui fait d’ailleurs partie de la seule équipe du Losc à avoir atteint les huitièmes de finale (2006-2007). Un effectif qui avait pris de l’expérience en jouant la Ligue des champions la saison précédente

Un manque de stabilité ?

C’est le modèle économique du foot français qui veut ça. A chaque qualification d’un club en Ligue des champions (hors PSG), ses meilleurs joueurs s’en vont. Cet été, le Losc a dû se séparer de Thiago Mendes et surtout de Nicolas Pépé, meilleur joueur de la saison dernière parti à Arsenal pour 80 millions d’euros. Une scène que Benoît Pedretti a déjà vécu il y a huit ans en arrivant au Losc.

« Le club avait fait le doublé mais venait de perdre Gervinho, Cabaye et Rami qui étaient des joueurs importants. Cette année, c’est pareil avec Pépé et Mendes. A chaque fois que Lille se qualifie en Ligue des champions, il perd quelques joueurs l’année d’après. Or, il faut du temps pour reconstruire un effectif et les matchs de Ligue des champions arrivent tôt dans la saison. L’équipe n’est pas encore prête à ce moment-là », explique Benoît Pedretti.

Un manque de culture européenne ?

Qualifié six fois en Ligue des champions en dix-huit ans, le Losc a du mal à s’installer sur la scène européenne. Seules deux générations ont réussi à jouer deux fois d’affilée la plus grande compétition (de 2005 à 2007 puis de 2011 à 2013). Lille a du mal à s’inscrire dans la durée et quand il joue la coupe d’Europe, il la met rapidement de côté à l’image d’autres clubs français.

« On a un petit problème en France. Dès qu’on perd les premiers matchs de coupe d’Europe et que c’est dur en championnat parce qu’il faut enchaîner tous les trois jours, on laisse tomber la coupe d’Europe. C’est une mentalité qu’on n’a pas. Aujourd’hui, à part Paris, peu de clubs français sont capables d’enchaîner des matchs de haut niveau tous les trois jours » lâche Benoît Pedretti. Ne reste plus qu’au Losc de faire mentir toutes ces statistiques ce mardi à Valence pour enfin devenir un club de niveau européen.

Source:https://www.20minutes.fr/sport/2643743-20191105-valence-losc-pourquoi-lille-galere-autant-ligue-champions
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