Fortune d’Atangana Kouna: Paul Biya a (enfin) tapé du poing sur la table, voici pourquoi!

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La saisie des biens de l’ex-ministre Basile Atangana Kouna par la justice camerounaise clos le débat sur la distinction entre les prisonnier de l’Opération Epervier coupables d’enrichissement personnel illicite et ceux coupables de fautes de gestion. C’est en tout cas ce que pense le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P).

Dans un communiqué publié ce jeudi, le comité a, par ailleurs, suggéré que les enquêtes sur les biens mal acquis par certains cadres du régime s’étendent à l’étranger.

Lire l’intégralité du communiqué:

Ceux qui après deux décennies de lutte dite contre la corruption au Cameroun ne parvenaient toujours pas à distinguer l’enrichissement personnel illicite et les fautes dites de gestion érigées délibérément par le régime en place en « détournements de deniers publics »…peuvent désormais se faire une meilleure idée. Notamment à travers cette liste de quelques biens mal acquis dressée par les enquêteurs dans le cadre des poursuites judiciaires engagées contre l’ancien ministre Basile Atangana Kouna…

Ces investigations pourraient et devraient d’ailleurs s’étendre à l’étranger, notamment à Paris en France, où ses acquisitions sont connues, répertoriées et aisément traçables par la Justice.

C’est dire si la supposée lutte contre la corruption était essentiellement à tête chercheuse au Cameroun et confinait presque à de l’enfumage politicien.
C’est l’une des raisons qui ont présidé à la création du Comité de Libération des Prisonniers Politiques. Parce que nous en avions assez de l’amalgame sciemment entretenu par le régime de Yaoundé au sein de l’opinion publique, entre:

– d’une part ses prisonniers politiques dits « de luxe », présentées par sa propagande officielle comme des « prévaricateurs de la fortune publique » (alors qu’il leur était généralement reprochés uniquement des fautes de gestions », pour maquiller leur exclusion de la scène politique et publique camerounaise) ,

– d’autre part les vrais détourneurs de fonds publics, passibles d’enrichissement illicite, et qui continuaient impunément de siéger au sein du gouvernement ou à la tête des entreprises publiques, alors même qu’ils étaient aisément identifiables par leur train de vie d’avant, pendant, et après leurs prises de fonctions officielles.

Il fallait simplement appliquer la loi camerounaise, dont l’article 66 de la constitution, en matière d’enrichissement illicite pour parvenir à les confondre.
Que de temps perdu!

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