Incendie de la Sonara: voici le retour de la FranceAfrique!

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Selon un communiqué de la Société ivoirienne de raffinage (SIR), un incendie s’est déclenché le vendredi 31 mai 2019, aux environs de 10 heures 30. “Une fuite d’huile du système de lubrification de l’un des deux Groupes turbo alternateurs (GTA) servant à la production de l’électricité de la SIR s’est enflammée sur un point chaud”, explique la note du gouvernement. Cet incendie a très vite été maîtrisé, limitant au maximum les dégâts.

Dans la nuit du 31 Mai 2019, un incendie ravage l’une des trois parties les plus importantes de la Sonara (Société Nationale de Raffinage,) la distillerie atmosphérique est entièrement allé en fumée.

Dès le lendemain, le ministre Sadi de la communication a déclaré que les causes étaient accidentelles, le gouvernement excluait catégoriquement toutes pistes criminelles avant même l’ouverture des enquêtes.

La Sonara est engagée, depuis 2010, dans un vaste programme d’extension et de modernisation de ses équipements. La première phase, achevée en 2017, a permis à l’entreprise publique d’augmenter ses capacités de stockage et de production, passant de 2,1 millions à 3,5 millions de tonnes annuels.

Le Cameroun a besoin de 400 milliards de FCFA et ce depuis plus d’un an pour la seconde phase de ce programme. Ce qui permettra à l’entreprise publique de se doter d’un hydrocraqueur, équipement rendant possible le raffinage du pétrole brut produit localement.

Contrairement à la première phase financée par les consortiums de banques locales, le Cameroun ne peut plus aller vers elles du fait des vetos du FMI qui estime que le risque pour ces banques est très élevé au Cameroun car en cas de problème à la Sonara elles perdraient entre 50 et 85 % de leur fonds propres excédentaires. Ajouté à cela, dans son rapport d’Aout 2018, l’institution de Bretton Wood demandait au Cameroun de cesser de privilégier les prêts d’échéances à un an.

L’arrêt de la production de la Sonara pendant un délai d’au moins un an aura de graves répercussions sur les banques, ce qui ouvre la voix à la France pour augmenter ses parts d’actions dans l’entreprise symbole de l’économie nationale.

En Côte d’Ivoire la France est actionnaire à 5 % dans la SIR (Société Ivoirienne de Raffinage).En 2018, la banque d’affaires Southbrige de Lionel Zinsou, conseil de la société ivoirienne de raffinage (SIR) qui a négocié avec succès un refinancement de 660 millions de dollars pour le compte de la SIR. Par ces actes la France espère s’imposer comme acteur principale dans la raffinerie du pétrole Ivoirien.

La France à travers Perenco détient depuis décembre 2018 les licences d’explorations et exploitations du pétrole dans la péninsule de Bakassi, le pays en perte de crédibilité aurait selon des sources très crédibles un deal avec les structures financières françaises pour refinancer la Sonara et transformer leur capital en action alors qu’elle détient déjà plus de 19 % dans cette entreprise publique camerounaise.

Depuis le déclenchement de la crise anglophone et la dernière élection présidentielle le régime Biya cède à toutes les initiatives de la FranceAfrique, Paris étant le seul soutien de Yaoundé dans les différentes crises sociopolitiques du pays.

La France joue gros car un glissement politique vers le fédéralisme lui sera néfaste, elle chercherait donc à renforcer sa position dans la Sonara au cas où la gestion de cet infrastructure revendrait à l’état fédéré.

La France Afrique a été mise à nue par la coalition de Maurice Kamto et le peuple camerounais, Paris qui en catimini soutenait le président Biya et par la suite la succession de gré à gré avait réussi à faire un black-out total sur le génocide fratricide dans le pays.

La position de la France a évolué après l’offensive des puissances telles que la ‘UE, l’Allemagne, les Etats-Unis et même la Chine qui économiquement a pris ses distances vis-à-vis du régime.

Une chose est certaine, la mal gouvernance ayant conduit le Cameroun à sa perte de souveraineté à des conséquences énormes sur l’avenir des futures génération, la société camerounaise de télécommunication (Camtel) vient d’ouvrir son capital aux privés

Aprés le barrage de Natchigal et les infrastructures portuaire du pays, la Sonara bientôt sous pavillon français.

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