Kamtogate: 34 militants du MRC transférés à Kondengui sans procès, voici pourquoi!

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Ils se retrouvent en prison, apprend-on, sur un arrêté de garde à vue administrative signé du gouverneur de la région du Centre.

Ils ont finalement passé la nuit à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. 34 des 354 militants du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun), interpellés au cours des manifestations du 1er juin 2019, ont été écroués à la principale maison d’arrêt de Yaoundé le mardi 4 juin 2019. Un déferrement surprise, puisque ces derniers ne sont pas passés par un juge pour être inculpés, comme cela avait été le cas pour Maurice Kamto et ses partisans.

Le groupe des nouveaux détenus est composé de 30 hommes et 4 femmes. Parmi eux, le premier vice-président du MRC, Mamadou Mota; Sa Majesté Biloa Effa, conseiller Spécial de Maurice Kamto, et le Dr Appolinaire Oko, membre fondateur du parti. Ils ont été placés en prison, apprend-on, sur une décision de garde à vue administrative signée du gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea.

Pour le MRC, il s’agit d’un autre scandale. «La bizarrerie est que ces personnes se sont retrouvées placées en prison en vertu d’un arrêté de garde à vue administrative qui aurait été signé, selon l’aveu du régisseur, des mains du gouverneur de la région du Centre. Malgré l’insistance des avocats, ledit arrêté ne leur a pas été présenté. Le régisseur a renvoyé les avocats aux services du Gouverneur», informe Olivier Bibou Nissack, le porte-parole du président du parti.

Il dénonce ce qu’il considère une fois de plus comme une violation de la loi. «Le droit est donc ici plus que jamais soumis à violation, puisque la loi camerounaise est formelle! Une garde-à-vue administrative ne peut se faire dans un pénitencier que dans les cas où il existe un Etat d’urgence déclaré. Notre Pays est engagé dans une entreprise d’humiliation et d’insulte à l’intelligence à son endroit de la part de ceux qui le président et gouvernent par effraction depuis la dernière élection présidentielle», s’insurge Bibou Nissack.

Source: camer.be

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