Kamtogate: le sous-préfet de Sangmélima donne les raisons de la garde à vue de l’enseignant

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Près de deux semaines déjà que Nathan Fongang Mesaak, professeur bilingue au lycée d’Avebe-Esse situé à une vingtaine de kilomètres de la ville de Sangmélima dans la région du Sud, est en garde à vue administrative à la brigade territoriale de Sangmélima. La décision a été prise par le sous-préfet de la ville Saïdouna Ali. L’enseignant est accusé d’incitation à la révolte contre les Institutions de la République.

Dans une interview publiée dans les colonnes du quotidien Le Jour édition du lundi 23 septembre 2019, l’autorité administrative justifie sa décision. «Au regard des informations que nous avons eu sur l’acte posé par l’enseignant Fongang au sein de l’établissement scolaire, notamment lorsqu’il dispensait son cours d’anglais en classe de première le vendredi, 13 septembre 2019. Actes qui n’avaient aucun rapport avec les enseignements normaux et réguliers à dispenser aux élèves. Actes qui avaient trait à l’incitation des élèves à la rébellion contre les institutions de l’Etat. Actes qui avaient également trait à la sédition, actes qui avaient également trait à créer une division entre les élèves. Nous avons pensé que ces actes étaient suffisamment graves», explique-t-il.

«Nous avons pris des mesures à l’effet dans un premier temps d’éviter tout trouble à l’ordre public. Dans un second temps, de déceler les motivations qui amènent cet enseignant à se comporter ainsi. Il ne faut pas confondre les salles de classes qui sont un milieu consacré essentiellement à l’éducation. Lorsqu’on est enseignant dans un établissement scolaire, on doit dispenser les enseignements sans aller au-delà de la norme», soutient l’autorité administrative.

Le sous-préfet Saïdouna Ali ajoute qu’ «on ne peut pas regrouper des élèves dans un établissement scolaire et au lieu de leur inculquer l’esprit patriotique, on fait le contraire en les envoyant à la haine contre les Institutions de la République et contre les hauts responsables de la République. A l’heure actuelle, nous avons bouclé la procédure sur le plan administratif et l’affaire suit également son cours au niveau de la justice».

Source: Cameroon-Info.Net

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