Kamtogate: voici les enjeux du procès de ce vendredi

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Le procès du président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) et de ses alliés politique s’ouvre ce vendredi 6 septembre 2019 à Yaoundé la capitale politique camerounaise.

Maurice Kamto est ses alliés devant le Tribunal militaire ce 6 septembre à Yaoundé. Ils sont attendus devant les juges du Tribunal Militaire de Yaoundé. Ils sont jugés pour « hostilité contre la patrie et insurrection ». C’est un procès sensible qui se déroule sur haute sécurité.

Au Cameroun, c’est la première fois qu’un candidat arrivé deuxième à une élection présidentielle se retrouve devant le Tribunal militaire. De l’avis de plusieurs observateurs, le procès de ce 6 novembre dépasse la simple personnalité de Kamto.

Ex-ministre de Biya

Maurice Kamto, est un ex-ministre du régime de Paul Biya. Ce dernier est aujourd’hui l’opposant le plus farouche et le plus médiatisé. La situation de Kamto et compagnie intéresse la communauté internationale. L’on attend avec faste de voir le déroulement du procès, au Canada, aux Etats-Unis, en France…
« Ce procès est le fruit d’une « justice politique », partiale », indiquent certains membres de la diaspora camerounaise. L’affaire Mrc, déclenche depuis son début, des prises de position sur la crédibilité de la justice camerounaise.

Juges

C’est donc un procès très déterminant pour les juges du Tribunal militaire. Il permet à ces derniers de prouver leur impartialité et leur légitimité. Ceci dans un contexte où, leur compétence en la matière est rejetée par les avocats de la défense.
La décision finale des juges du Tribunal militaire de Yaoundé doit donc être fondée sur des faits avérés. Le travail des juges n’est pas une tache facile. Ils doivent aussi entendre des ministres du gouvernement, cités dans l’affaire comme témoins.

Ministres

Il s’agit d’Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale et de Réné Sadi, le ministre de la communication. Si les juges campent sur la pénalisation du terrorisme, Maurice Kamto et ses accusés risquent la peine de mort.

Mais si c’est le code pénal qui est convoqué, ils peuvent s’en tirent avec des peines légères. Ce procès constitue par ailleurs un enjeu majeur pour le maintien de la concorde. Une éventuelle condamnation peut en effet pousser les affidés de Kamto, et les autres à se radicaliser davantage.

Notamment dans la diaspora, où ils démontrent déjà de quoi ils sont capables.

Source: actucameroun.com

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