MRC et les législatives : voici la nouvelle mission de Ferdinand Ngoh Ngoh

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Le mot d’ordre « quelqu’un remplacera peut-être Paul Biya mais Kamto ne sera jamais président du Cameroun » largement répandu dans les milieux des partisans du régime et d’une certaine opposition dont la vocation serait de s’opposer au MRC et à son leader, Maurice Kamto principalement, de lui savonner copieusement la planche pour laisser les coudées bien franches à Paul Biya et son RDPC, quitte à n’y rien gagner au change, n’est pas une vue de l’esprit, mais juste une indiscrétion au sujet d’un plan ourdi depuis avant la présidentielle de 2018 en en cours de parachèvement depuis que les vrais résultats de ce scrutin ont consacré à la face du monde la fin du régime Biya et l’avènement d’un nouveau plus conforme aux aspirations des Camerounais.

La révélation exclusive par le journaliste et lanceur d’alertes Boris Bertolt d’un plan secret pour écarter Kamto et le parti vient ainsi confirmer des informations qui s’insinuent avec force dans l’opinion publique depuis quelques mois qu’à chaque tentative de manifestation les militants et dirigeants du MRC ainsi que leurs supporters, sont emprisonnés sans autre forme de procès, ou torturés sauvagement dans les services de maintien de l’ordre et de sécurité transformés en centre de torture : Comme avec l’UPC que la France réussit à écarter du pouvoir au moment de l’accession à l’indépendance en 1960 au profit de Ahidjo, faisant payer au Cameroun le pied de nez qu’avait constitué de l’accession de Sékou Touré au pouvoir en Guinée-Conakry, de Sylvanius Olympio, au Togo, Comme avec John Fru Ndi et le SDF en 1992 quand la France et Biya décidèrent qu’un anglophone ou le SDF n’accèdera jamais au pouvoir au Cameroun, et plus tard, que même si anglophone au pouvoir il devait y avoir ce ne sera jamais ni Fru Ndi, ni un militant du SDF, nus revoici en 2019, avec le régime Biya-Ngoh Ngoh, continuité logique (et loyale) du colon français et du régime Biya des années 1990, qui entend user de tous les subterfuges et barbaries pour empêcher le vœu des Camerounais de se réaliser.

Pour ne pas se laisser surprendre, et pour répondre en toute connaissance de cause à la question « les Camerounais laisseront-ils faire une fois de plus », il convient de lire « LE PLAN SECRET DU RÉGIME DE PAUL BIYA CONTRE MAURICE KAMTO ET LE MRC » de Boris Bertolt. Pour de nombreux Camerounais, la mise en exécution de ce plan pourrait être le déclencheur d’une guerre civile totale en zone francophone que le régime cherche en vain à provoquer depuis la présidentielle de 2018 qui l’a vu mordre la poussière face à Maurice Kamto justement.

« LE PLAN SECRET DU RÉGIME DE PAUL BIYA CONTRE MAURICE KAMTO ET LE MRC »

C’est une stratégie encore en discussion. Il s’agit de la 1ère mouture dont nous avons pu avoir les grandes lignes. L’objectif c’est d’isoler Maurice KAMTO. Pour cela le RDPC, le parti État va nouer des compromis avec des partis de l’opposition ou dits de l’opposition. La stratégie c’est de faire reculer le MRC en concédant à d’autres partis politiques des places au cours des prochaines élections régionales, législatives et municipales.

Voici pour l’instant ce que le pouvoir entend faire: pour SDF octroyer 60% des maires du Nord Ouest au SDF et la présidence du Conseil Régional du Sud Ouest à Joshua Osih. Dans le Littoral 1 député et 1 maire à Douala 4 et Douala 3eme. 1 député à Douala 5ème et 2 députés dans le Moungo. A l’Ouest, le SDF reçoit 2 députés et 1 maire dans la Modo. 1 député dans les Bamboutos, 3 députés dans la Menoua, 2 députés dans le Haut-Nkam, 1 député et 3 mairies dans les hauts plateaux.

A L’UDC D’Adoumou Ndam Njoya, on lui donne l’ensemble des députés et mairies du Noun. Cabral LIBI pourrait quant à lui bénéficier de 2 députés et 4 mairies dans le Nyong et Kelle. 2 députés et 6 mairies dans la Sanaga Maritime, 1 député et une mairie dans le Nokam. Le pouvoir veut lui octroyer la 1ere présidence du Conseil général du Littoral.

Avec cette stratégie, le pouvoir se constitue donc définitivement des alliés dans l’opposition pour faire barrage à la pression nationale et internationale de Maurice KAMTO. Ce n’est donc pas un fait de hasard si certain ” opposants” sont médiatiquement accompagnés par la CRTV. Il s’agit d’une stratégie de préparation de l’opinion publique.

Dans le même temps alors que la communauté internationale exige la libération de tous les prisonniers politiques, près de 50 détenus anglophones ont déjà été libérés en catimini par le pouvoir avec remise de quelques billets de banque.

Avec ces plans secrets, une chose est certaine: la crise anglophone et la crise poselectorale va s’accentuer. Actuellement c’est le calme qui precede la tempête.

Source: cameroonvoice.com

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