Mutineries à Kondengui: voici ce que risque Mancho Bibixy et cie

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À la suite d’une enquête, les autorités de police judiciaire détermineront les infractions retenues au titre des poursuites à l’encontre des personnes déjà en détention préventive ou condamnées.

Le communiqué signé le 23 juillet par M. Sadi informe l’opinion nationale et internationale, que, tout au long de la journée du 22 juillet 2019, un mouvement d’humeur initié par des détenus bien identifiés, a créé un climat de tension au sein de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé.

Insurrection violente

Initialement annoncé aux autorités en charge de ladite institution pénitentiaire, comme un regroupement de personnes en détention provisoire, dans le cadre des troubles sécuritaires perpétrés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et désireux de présenter les doléances des intéressés auprès des hautes autorités de l’Etat, ce mouvement s’est rapidement transformé en une insurrection violente.

Devant l’ampleur de la menace et de la violence, les Forces de maintien de l’ordre ont été mises à contribution, afin de juguler les effets néfastes engendrés par ces débordements » précise le communiqué de René Emmanuel Sadi. Ce dernier ajoute qu’à la suite des actes de violence et de vandalisme commis à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé, l’heure est au bilan.

177 interpellations 

En première ligne de cet exercice, le sort des 177 détenus repérés parmi les meneurs et interpellés, selon le communiqué du gouvernement, signé par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi. D’ores et déjà, la première évaluation qui s’impose à l’issue de ces violences fait état d’importants dégâts matériels. «Les images observées renvoient à des faits proches des infractions de vol simple ou aggravé, d’incendie et de destruction, de pillage en bande, coups et blessures simples ou graves…

Dans tous les cas, les autorités de police judiciaire à la suite d’une enquête détermineront les infractions retenues au titre des poursuites à l’encontre des suspects contre qui les indices concordants seront réunis à la lumière du code pénal. Les peines à prononcer qu’il s’agisse de crime ou de délit étant laissées à la discrétion de la juridiction de jugement » réagit un avocat au Barreau du Cameroun, approché par le quotidien gouvernemental.

Quelle sentence pour les insurgés

Pour lui, toute victime, qu’il s’agisse de l’Etat ou des particuliers peut porter plainte ou dénoncer aux fins d’ouverture d’une enquête de police judiciaire tous faits qualifiés de crime ou de délit commis par des personnes en détention préventive ou condamnées et détenues. Ces derniers seront alors entendus dans le cadre d’un procès équitable avec toutes les garanties à un procès équitable, notamment le droit à l’assistance d’un avocat et le bénéfice de la présomption d’innocence entre autres.

Pour ceux qui étaient déjà définitivement condamnés, le juriste soutient que les sanctions et peines éventuelles susceptibles d’être prononcées contre les auteurs reconnus coupables de délits ou de crimes par les juridictions compétentes se cumuleront le cas échéant avec toute peine antérieure ; sous réserve des règles relatives au non cumul des peines prévues par le Code pénal qui s’appliqueront au cas par cas.

Source: Info Matin N°561

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