Port de Douala: traîné en justice par Bolloré, Cyrus Ngo’o réagit, voici les détails!

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Le groupe français a déjà engagé trois procédures judiciaires pour faire annuler le renouvellement de la concession du terminal à conteneurs du Port Autonome de Douala.

Le consortium Bolloré-APM Terminals ne digère pas son éviction du Port Autonome de Douala (PAD). Le contrat du Groupe français qui assure la gestion du terminal à conteneurs (TAC) du PAD depuis le 1er janvier 2005, n’a pas été renouvelé.

Le port de Douala a lancé en 2018, l’appel public international à manifestation d’intérêt pour le renouvellement de la concession de la plateforme portuaire dès la fin du mandat de Bolloré-APM Terminals, le 31 décembre 2019.

Le 9 janvier 2019, le directeur général du PAD, Cyrus Ngo’o, a publié la liste des cinq entreprises retenues pour la suite de la procédure. Il s’agit de CMA Terminals (France); Dubaï Port World (Emirats Arabes Unis); Hutchison Port Investments Ltd (Iles Caïmans); Red Sea Gateway Terminal (Arabie Saoudite); Terminal Investment Ltd (Suisse).

Bolloré-APM Terminals, qui avait postulé, n’a pas été retenu. Le Groupe français a aussitôt saisi la justice. Elle a déjà initié trois procédures, informe l’hebdomadaire Kalara en kiosque ce 6 août 2019.

Le 12 juillet dernier, le groupe a saisi le Tribunal Administratif de Douala, d’un recours dirigé contre le DG du PAD, Cyrus Ngo’o. Bolloré-APM Terminals conteste sa décision de l’exclure de la suite de la procédure d’appel à manifestation d’intérêt.

Le 10 mai déjà, le groupe avait déposé auprès du juge administratif, une requête dans le cadre d’une procédure de référé administratif, afin d’ordonner au PAD de communiquer à la justice les documents de la Commission ad hoc chargée de la procédure d’appel d’offre concernant le TAC.

Le 13 juin, le même consortium a introduit auprès du Tribunal Administratif de Douala, une «requête aux fins de sursis à exécution». Une procédure qui vise la suspension de l’appel d’offre sus évoqué.

Le DG du PAD s’est exprimé sur la question dans les colonnes du magazine Jeune Afrique paru le 18 juillet 2019.

«C’est le dispositif que prévoit la Convention de concession No389 du 28 juin 2004 du terminal à conteneurs du Port de Douala, en son article 25, relatif au renouvellement et à la révision de la concession», explique Cyrus Ngo’o.

«Le Groupe Bolloré-APM Terminals a pris part librement à la compétition et n’a tout simplement pas été admis parmi les cinq premiers, après examen et évaluation des candidats classés selon des critères rigoureux, par la commission interne ad hoc de passation de la concession du terminal à conteneurs du port de Douala dans laquelle siègent plusieurs administrations», ajoute le patron du PAD, soulignant que la procédure suit normalement son cours dans «le strict respect de l’éthique et de l’équité».

Source: cameroon-info.net

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