Procès de vendredi: ‘Maurice Kamto est plein de confiance’

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Le chef de l’opposition camerounaise, Maurice Kamto, a déclaré qu’il ne souhaitait pas affronter le gouvernement camerounais lors de son procès vendredi devant le tribunal militaire du pays.

Kamto, finaliste de l’élection présidentielle de l’année dernière, est accusé d’insurrection, malgré les protestations internationales.

Les accusations portées contre Kamto
Kamto et plusieurs dizaines de ses alliés et partisans politiques font face à des accusations d’insurrection, d’hostilité envers la mère patrie et de rébellion, des crimes passibles au moins en théorie de la peine de mort.

Le chef du mouvement d’opposition pour la renaissance du Cameroun ( MRC ) et une centaine de sympathisants du parti ont été arrêtés à la fin du mois de janvier.

Les arrestations ont eu lieu après plusieurs mois de manifestations pacifiques du MRC contre l’élection présidentielle d’octobre 2018, qui aurait été truquée en faveur du président Paul Biya, au pouvoir depuis 36 ans.

Les défenseurs du Kamto
La répression de l’opposition a provoqué l’indignation des groupes de défense des droits et de nombreux gouvernements occidentaux.

Le procès se poursuit malgré les protestations répétées de la France, des États-Unis et de l’Union européenne, qui réclament depuis huit mois sa libération.

En mars, le secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, Tibor Nagy, a déclaré à Radio France Internationale que le Cameroun serait “très sage” de libérer Kamto car sa détention est largement perçue comme une motivation politique.

Plus tard le même mois, Federica Mogherini, responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, a critiqué les arrestations et ce qu’elle a qualifié de procédures «disproportionnées» devant les tribunaux militaires.

Des groupes internationaux de défense des droits de l’homme ont également condamné l’action contre Kamto et ses collègues, réclamant leur libération.

Pour Human Rights Watch, les arrestations «semblent être une initiative politique visant à réduire la dissidence». Ce qui s’est passé jusqu’à présent a remis en question leurs chances d’un procès équitable.

La France a réagi en mai, appelant à la libération des personnes arrêtées.

“Nous connaissons les qualités de M. Kamto”, a déclaré à la presse le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, soulignant qu’il exhortait Biya à libérer les prisonniers.

Demander un procès public
Lundi, à quelques jours de leur procès, Kamto et ses co-accusés ont déclaré qu’ils étaient déterminés à révéler la vérité devant les tribunaux.

Dans une lettre adressée lundi au chef du tribunal de Yaoundé, ils ont appelé à ce que la presse et le public aient pleinement accès au tribunal tout au long du procès.

“M. Kamto est plein de confiance”, a déclaré mardi à l’ AFP son porte-parole Olivier Bibou Nissack .

Son équipe juridique a soumis au tribunal une liste de 31 témoins, dont deux ministres, le chef de la police et d’autres officiers supérieurs de la police et de l’armée.

Les autorités camerounaises rejettent les allégations des accusés et d’autres personnes selon lesquelles il s’agirait d’un procès politique visant à “décapiter” la MRC de l’opposition .

Le MRC avait adopté une logique de “provocation et de planification de l’insurrection”, a déclaré le Premier ministre de l’Intérieur, Paul Atanga Nji.

Source: Cameroonintelligentreport.com

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