Rentrée 2019: les menaces d’une grève des enseignants, voici pourquoi!

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La coupe était pleine et les enseignants voulaient exprimer leur ras-le-bol. Joseph Le les a invités à une concertation. Ils sont ressortis rassurés.
Les responsables syndicaux qu’il a reçus le 30 août n’en revenaient pas. L’un d’eux l’a félicité pour sa grande capacité d’anticipation.

C’est que, Joseph Le, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative a eu vent d’un mouvement d’humeur des enseignants projeté pour ce lundi 02 septembre, jour de rentrée scolaire. Il a donc rencontré vendredi dernier, certains responsables syndicaux pour s’imprégner des doléances de ces enseignants. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative les a donc invités pour une réunion de concertation dans la salle des conférences du MINFOPRA.

Il y avait entre autres organisations présentes à cette rencontre, le Syndicat national des Instituteurs vacataires et Maître des Parents ; l’association des Instituteurs vacataires de l’enseignement technique ; le Collectif des Instituteurs de l’enseignement primaire et maternel ; le Collectif des instituteurs vacataires titulaires des Licences en psychologie ; la Fédération des syndicats de l’éducation.

Dans leurs différentes prises de parole, ils ont exprimé leurs frustrations. Les enseignants titulaires de la licence en psychologie subissent le rejet de leur dossier par les services du Premier ministre pour diplôme non conforme à la profession exercée. Il leur est expliqué là-bas que seuls les titulaires d’une licence en psychologie option psychologie de l’enfant sontretenus. Les autres options comme psychologie sociale ou psychologie cognitive ou encore psychopathologie sont systématiquement rejetées.

Pour cela, ils projetaient un sit-in devant l’immeuble abritant les services du Premier ministre avant de surseoir à leur initiative après une rencontre avec le Pr Jacques Fame Ndongo, président du Comité interministériel chargé d’examiner les problèmes des enseignants. D’autres se sont véritablement lâché, à l’exemple d’Abena Bouli, instituteur au chômage depuis sa sortie de l’ENIEG il y a neuf ans, et membre du Syndicat national des Instituteurs vacataires et Maître des Parents.

Il a dénoncé pêle-mêle, la perte des dossiers de leurs camarades, la pratique des pourcentages dans le traitement des dossiers enseignants. Les instituteurs de l’enseignement technique ont également exprimé leurs frustrations. Depuis plusieurs promotions en effet, ce n’est que cette année que les titulaires du CAPIET bénéficient d’un concours de la fonction publique.

Même en saluant cette avancée, ils plaident pour qu’il y ait plus de places car de nombreuses promotions d’instituteurs de l’enseignement technique attendent et ils sont 15.000 à en croire leur représentant à la rencontre de vendredi dernier. Avant le MINFOPRA, le ministre de l’Enseignement supérieur, président du comité interministériel chargé d’examiner les problèmes des enseignants avait déjà promis sa médiation pour ce qui est des instituteurs titulaires d’une licence en psychologie. Pour ce qui est des dossiers de leurs camarades perdus dans les circuits de l’administration, Joseph Le a promis de tout mettre en œuvre pour qu’ils soient retrouvés.

Mais déjà séance tenante ses collaborateurs ont révélé avoir retrouvé les deux dossiers. C’est rassuré par la belle initiative d’avoir été appelés et reçus par le ministre de la Fonction publique alors qu’ils n’en ont pas fait la demande que les enseignants sont repartis, déterminer à poursuivre des concertations avec le MINFOPRA qui seront désormais trimestrielles, et engagés à reprendre la craie ce lundi dans les salles de classe. Les vertus du dialogue.

Source: L’Essentiel N°259

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