Samgelima: voici comment les autorités dans le sud ont essayé de gérer la situation

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Lors de la réunion présidée, vendredi, par le gouverneur Félix Nguélé Nguélé, le ministre d’État Jacques Fame Ndongo, s’appuyant sur la logique du chef de l’État, s est particulièrement illustré par un discours apaisant, exaltant le vivre-ensemble.
Après les affrontements de mercredi et jeudi, et les pillages subséquents, Bulu, Bamoun, Haoussa et Bamiléké se rejoignent progressivement autour d’une valeur commune : le vivre-ensemble. Ce retour à la normale n’est pas le fruit du hasard. Il est consécutif à la réunion de travail et d’échanges communautaires organisée, vendredi à Sangmélima, autour du gouverneur de la région du Sud, et de l’arrivée dans la ville, samedi, de Louis Paul Motaze. Y ont pris part à la réunion de , vendredi, outre les chefs de terre, les chefs traditionnels et les représentants des communautés vivant dans le chef-lieu du Dja-et-Lobo, les membres du gouvernement et les parlementaires, d’autres têtes couronnées originaires du Sud.

Dans son intervention, d’ailleurs écoutée par l’assistance avec grand intérêt, le Pr. Jacques Fame Ndongo, en sa qualité de porte-parole dé la région, a d’abord rappelé que le président Paul Biya est l’apôtre du vivre-ensemble et le mendiant de la paix. «Nous devons tout mettre en œuvre pour consolider ces deux prescriptions dans le Sud en général et le Dja-et-Lobo en particulier », martèle avec l’éloquence qui le caractérise le chef de la délégation permanente régionale du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).

Arrachant plus encore l’approbation des personnes présentes, le ministre d’État, ministre de (‘Enseignement supérieur d’ajouter:» Tout Camerounais est chez lui partout au Cameroun. Aucune ethnie, aucune religion, aucune aire linguistique ne doivent être stigmatisée. Nous devons éviter la violence pour exprimer nos préoccupations. Le Cameroun est un État de droit », rappellera avec force Jaques Fame Ndongo. Celui-ci, exégète des discours présidentiels, a remis au goût du jour une phrase prononcée à Buea par le chef de l’État, Paul Biya, en…1983.

«I am born a Cameroonian, I am a Cameroonian, I will die a Camerounian ». Traduction libre : Je suis né Camerounais, je suis Camerounais, je mourais Camerounais. Une citation de Paul Biya qui a mis toute la salle d’accord.

Ode au vivre-ensemble. D’ailleurs, dans leurs messages respectifs, les différents orateurs (le gouverneur, le préfet du Dja-et-Lobo Koulbout Aman David, le président du forum des chefs traditionnels du Sud, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Georges Elanga Obam…) sont allés dans le sens des sages paroles du chef de l’Etat. Tous ont prôné le vivre-ensemble.

« Nous restons soudés derrière le président Paul Biya, homme de paix et de dialogue. Ce qui s’est passé n’engagent pas les Bulu. Peuple réputé pour son hospitalité légendaire. D’ailleurs, nous nous engageons à isoler toute personne, quelle qu’elle soit, qui tiendrait un discours de haine et de stigmatisation», a confié à votre journal un leader d’opinion ressortissant du Sud.

Motaze en action. Aussitôt revenu de mission à l’étranger vendredi en soirée, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, élite et du département, chef de la délégation permanente du Comité central du parti au pouvoir pour le Dja-et-Lobo, aura filé tout à Sangmélima. En étroite collaboration avec le ministre d’État, Jacques Fame Ndongo et le gouverneur, Félix Nguélé Nguélé, il a tenu toute la journée de samedi, des rencontres informelles avec les population de la ville, toutes origines tribales confondues.

Selon un témoin, ces rencontres se sont déroulées dans une ambiance bon enfant. A l’occasion, les messages de paix et vivre-ensemble, entendus pendant la réunion présidée la veille par le gouverneur, auront été réaffirmés.

«Il faut dire, analyse un observateur averti, que Louis Paul Motaze est très apprécié des populations locales, en raison notamment de sa très présente régulière sur le terrain et de son esprit d’ouverture. Alors, sa parole est très écoutée. En substance, le digne fils du département a demandé aux uns et aux autres de travailler à maintenir la cohésion sociale et le vivre-ensemble, tant prônés parle chef de l’État.»

Pour la petite histoire, concernant le vivre-ensemble, Motaze en offre un des plus vibrants exemples. Son épouse est originaire du Nord. Quant à la question du chômage des jeunes, avancée par quelques esprits chagrins pour justifier certains débordements, force est de constater que le Sud n’en a pas l’apanage. Ce fléau sévit également dans les autres régions. En dépit, des efforts du gouvernement pour le résorber.

Contrairement aux informations véhiculées par des officines, votre reporter, durant son séjour à Sangmélima, n’a observé aucun départ précipité des familles bamoun et , Bamiléké. Plutôt, depuis vendredi, les marchés et les rues de cette ville cosmopolite grouillent à nouveau de monde, sous l’œil vigilant des forces de sécurité et de défense. Lesquelles veillent au maintien de l’ordre et de la paix retrouvés.

Source: actucameroun.com

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