Sénégal – Algérie – Découvrez Les 5 points communs entre Belmadi et Cissé

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La finale de la CAN mettra aux prises deux techniciens qui se connaissent parfaitement bien et aux trajectoires quasi identiques.

En finale de la Coupe d’Afrique des Nations, l’Algérie défie le Sénégalvendredi. Ce duel sera celui des retrouvailles. Des retrouvailles entre deux équipes qui se sont déjà affrontées en poule (victoire des Fennecs 1-0), mais aussi très souvent en phase finale de cette compétition. Et aussi des retrouvailles entre deux coaches amis et qui partagent une multitude de points communs entre eux. Le fait qu’ils se retrouvent comme adversaires en finale d’un tel évènement relève même quelque chose de mystique, tant la ressemblance est frappante entre leurs deux parcours.

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Deux  « locaux » dans la plus belle des arènes


Le premier dénominateur commun qui saute aux yeux c’est le fait que ces deux techniciens ont la même nationalité que l’équipe que chacun d’eux dirige. Et c’est un fait assez rare pour être signalé. Du moins, à ce stade de la compétition. Dans l’histoire de la CAN, il n’y a que deux fois où ce phénomène s’est produit en finale et la dernière c’était à la fin du XXe siècle. En 1998, l’Egypte Mahmoud El Gohary se mesurait au Sud-Africain Jomo Sono. Bien sûr, il convient de relativiser l’expression de “local” car Belmadi et Cissé n’ont jamais coaché dans leur pays, et ont découvert le haut niveau en Europe. Cela étant, cela reste assez singulier et une vraie source de fierté pour les deux nations.


Issus de la même région et de la même génération


Belmadi et Cissé sont de véritables faux frères, puisqu’ils sont nés à un jour d’intervalle (24 et 25 mars 1976) et ont grandi dans le même endroit, Champigny sur Marne, dans la région parisienne. Aliou Cissé est le plus « vieux ». Le Sénégalais est un fils de Ziguinchor, mais il est arrivé très tôt en France et a passé toute son enfance dans le Val-de-Marne. Les destins des deux hommes sont donc irrémédiablement liés. « C’est une ironie du sort extraordinaire de se retrouver, nous deux, enfants de Champigny-sur-Marne à ce niveau-là. C’est un truc de dingue », a confié avec amusement le coach algérien lors de la conférence de presse d’avant-match.


Passés par le PSG, où ils n’ont pas trop brillé


Après avoir grandi dans la même région, les deux hommes ont choisi des clubs différents pour lancer leur carrière pro. Toutefois, ils sont passés conjointement par le PSG. Ce n’était cependant pas à la même époque et avec des fortunes diverses. Belmadi est un pur produit du centre de formation du club de la capitale. Mais, il n’a joué qu’un seul petit match avec l’équipe première. C’était en 1995-96 sous la direction de Luis Fernandez. Cissé, lui, a connu un parcours plus séduisant, même s’il n’était pas non plus un titulaire indiscutable. Recruté par Alain Giresse, l’entraineur qu’il a battu dimanche dernier en demi-finale de la CAN, il est resté trois ans avec les Franciliens, disputant un total de 62 matches.


Capitaines et guides de leurs équipes nationales


Cissé comme Belmadi ont connu des parcours honorables en clubs. Cependant, c’est surtout avec leurs équipes nationales qu’ils ont écrit les plus belles pages de leur carrière de joueur. Le Sénégalais a porté à 35 reprises le maillot des Lions de la Téranga, et c’était durant l’âge d’or de cette sélection (entre 2000 et 2005). Il était notamment présent lors du Mondial asiatique, où le Sénégal a atteint le quart de finale du tournoi. Belmadi, de son côté, s’est distingué à la CAN 2004, même s’il a aussi connu son heure de gloire en transformant un merveilleux coup franc lors du fameux match amical contre la France au Stade de France, en novembre 2001. À noter que les deux amis ont chacun été capitaines de leurs sélections. Ils étaient des patrons sur le terrain, et maintenant ils le sont sur le banc.


Ils ont redonné des couleurs à leurs sélections


Après leurs carrières de joueur, Belmadi et Cissé ont entamé une nouvelle étape, celle de l’entraineur. Belmadi a débuté deux ans plus tôt que son homologue, et ce dès qu’il a raccroché ses crampons (en 2010). Il s’est vu proposer les destinées de Lekhwiya (renommé Al-Duhail), remportant quatre titres de champion de Qatar avec cette formation. Il est aussi passé par la sélection de ce pays, disputant notamment la Coupe d’Asie en 2005. Cissé, pour sa part, n’a travaillé que pour la fédération sénégalaise. Il a d’abord été sélectionneur intérimaire, puis adjoint de l’équipe espoirs, et enfin sélectionneur des A. Petit à petit, il a gravi les échelons et aujourd’hui sa présence à la tête des Lions de la Téranga s’impose comme une évidence. Il a su rendre sa sélection compétitive, l’emmenant au Mondial puis à la finale de la CAN, un niveau qu’elle n’avait atteint qu’une seule fois auparavant. Vendredi, il peut aussi devenir le premier coach à offrir un sacre continental aux Lions. Belmadi n’aura pas cet honneur, puisque l’Algérie a déjà été couronnée (en 1990). Mais, son mérite sera au moins aussi important. Grâce à lui, les Fennecs sont sortis du marasme dans lequel ils végétaient depuis trop longtemps. Pour un coup d’essai, c’était un vrai coup de maitre. Et dire qu’il n’était même pas le choix prioritaire de la fédération au moment de sa nomination.

Source:https://www.goal.com/fr/news/senegal-algerie-les-5-points-communs-entre-belmadi-et-cisse/12jnh1pwlscqwz4hkprkk6d1y?fbclid=IwAR3eDCNlYychdm0Q8ThVhIsKZR2xPvTQwTVuR616CTtj7_7WFGXmCW-rHmY

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