Sérail: Le petit frère de Ferdinand Ngoh Ngoh fait des terribles révélations, voici les détails!

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Très critique à l’égard du régime de Yaoundé, le jeune frère du Secrétaire général de la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh n’est pas allé par quatre chemins pour déplorer le niveau inquiétant de la corruption au Cameroun.

Dans un témoignage publié sur les réseaux sociaux, Jean-Marie Vianny NDE NGOH, installé en France, donne l’exemple de son parton, “un multimilliardaire”, qui a sollicité son avis pour investir au Cameroun. Après avoir exposé “climat des affaires qui y règne et qui est un des plus désastreux au monde”, le frère du numéro 2 de la République camerounaise a désisté à l’accompagner dans cette aventure. “Je lui avais dit que je n’étais pas prêt à l’accompagner dans une telle aventure, dans un monde sans justice où n’importe quel quidam pouvait, grâce à certaines relations, demander à entrer dans ton capital et partager tes bénéfices sans rien apporter, sinon c’est les bâtons dans les roues” a-t-il ajouté.

Une sortie qui en dit long sur la déconfiture économique du pays et l’insécurité qui prévaut dans le milieu des affaires chassant ainsi des investisseurs désireux de tourner leur regard vers le Cameroun.

CamerounWeb vous propose l’intégralité de la tribune de Jean-Marie Vianny NDE NGOH:

Mon grand frère m’a demandé 2 ans après avoir été nommé à son poste actuel, si j’avais toujours pour projet de ramener des investisseurs au Cameroun, tel que je le lui avais dit quelques années auparavant, après mon arrivée en France.
Et j’avais répondu que OUI !

Mais il y’a un peu plus de deux ans, mon patron d’alors, un multimilliardaire en Fcfa qui faisait dans l’électricité, est venu me trouver et m’a dit ceci :
” Jean-Marie, ne penses-tu pas que je pourrais développer une partie de mes activités au Cameroun ? On m’a dit que certains font de bonnes affaires là-bas ! ”

Alors mon cœur s’était serré et j’avais eu très mal. Très mal parce que j’avais renoncé à rechercher des investisseurs à ramener au Cameroun, à cause du climat des affaires qui y règne et qui est un des plus désastreux au monde. Sans tergiverser, j’avais répondu à mon patron que c’était vrai, que certains hommes d’affaires se font des couilles en or en Afrique en général et au Cameroun en particulier.

Mais que ces derniers, du moins l’écrasante majorité, sont des prédateurs impitoyables, des requins sans scrupules qui travaillent généralement en connivence et sous la protection des autorités corrompues. Qu’ils profitent de ces putains de liens pour sucer le pays et précariser davantage les populations déjà très vulnérables.

Qu’il fallait avoir un cœur bien accroché et être prêt à participer à toutes sortes de magouilles pour déjouer le fisc et exploiter à fond les locaux, changer son logiciel de fonctionnement mental bref, par rapport à la France et à ce que faisait mon patron, décider carrément de devenir quelqu’un d’autre.
Je lui avais dit que je n’étais pas prêt à l’accompagner dans une telle aventure, dans un monde sans justice où n’importe quel quidam pouvait, grâce à certaines relations, demander à entrer dans ton capital et partager tes bénéfices sans rien apporter, sinon c’est les bâtons dans les roues.

Non, replonger dans ce monde-là où on a décroché 2 fois le titre de champion du monde de la corruption et où cette dernière est toujours endémique, était au-dessus de mes forces et je ne pouvais ni conseiller ni recommander une telle entreprise à personne.

Je lui avais dit que toutefois, si un jour le climat des affaires changeait avec de nouveaux dirigeants intègres et une justice crédible et rassurante, je n’hésiterais pas à le lui dire.

Je ne voulais pas qu’il se fasse frapper, broyer par le système en place et qu’il m’en veuille toute ça vie pour l’avoir conduit dans un hachoir car beaucoup y ont laissé toutes leurs plumes. Il y’a d’ailleurs une française qui pleure à la télévision camerounaise ces derniers temps…elle en a souffert.
Alors il m’avait remercié pour mon honnêteté avant de rajouter que ça aussi, on le lui avait dit : la mauvaise réputation du Cameroun à l’étranger avait précédé mes explications.

J’avais eu très mal de laisser filer une belle opportunité qui aurait sans doute permis à plus d’un camerounais de mieux gagner sa vie.
J’avais eu mal de constater que je m’étais autocensuré en renonçant à rechercher des investisseurs pour mon pays.

Ça n’a pas changé et j’ai beaucoup plus mal encore, pas pour moi cette fois-ci, mais pour tous ces camerounais que j’aime tant et que je ne peux aider par ce moyen-là.

Que c’est triste d’en arriver là, se faire à soi-même Arakiri

VIVEMENT DU CHANGEMENT AU CAMEROUN

Source: camerounweb.com

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