Sérail: voici ce que Paul Biya avait promis à Patrice Nganang il y a 10 ans

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S’il y a bien un grief que la plupart des camerounais de la diaspora porte à l’encontre du chef de l’Etat Paul Biya c’est sans doute sa décision d’interdire la binationalité.
Et pourtant, le président camerounais avait lui-même pris l’engagement en 2009 de modifier cette disposition du code de la nationalité qui a failli coûter la liberté à l’écrivain Patrice Nganang fin 2017.
Une promesse sur laquelle le journal panafricain Jeune Afrique est revenu dans la parution No 3062 de ce dimanche 15 septembre 2019. Extrait…

Les Bons et les mauvais binationaux

On désigne par le terme « diaspora », car de nombreux camerounais de l’étranger ont juridiquement perdu leur nationalité d’origine après avoir adopté celle de leur pays d’accueil. En juillet 2009, le président Paul Biya avait promis de reformer le code de la nationalité afin d’autoriser la binationalité, mais rien n’a été fait.

Le Cameroun entretient une zone grise, un régime de tolérance qui discrimine les « bons » des « mauvais » binationaux. Les premiers sont appréciés, d’autant qu’ils envoient de l’argent. En 2018, ils ont transféré près de 173 milliards.

Bons aussi, ceux qui font briller le drapeau à l’instar de l’Allemand Eric-Maxim Choupo-Moting, le capitaine des Lions Indomptables. Le ministre des Sports a clamé sa « fierté » dans une lettre adressé à l’Américain Pascal Siakam, des Raptors de Toronto, lorsqu’il a remporté en juin le championnat de basket-ball nord-américain.

En revanche, l’écrivain Patrice Nganang a été expulsé vers les USA pour des raisons liées à son activisme politique. Révolté contre ce « deux poids, deux mesures », le musicien Richard Bona a juré ne plus fouler sa terre natale jusqu’à ce que cela change.

Source: camerounweb.com

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