Sérail: voici pourquoi les proches de Biya sont désormais en guerre contre Médiapart

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Dans une publication du 19 septembre dernier, le média français Médiapart a fait des révélations sur quelques exactions de certaines unités du BIR sans la région de l’Extrême-Nord et dans les régions anglophone.
Ce bataillon de l’armée camerounaise financé par la France, souligne le journal, a coutume de «réprimer violement les civils, en toute violation des droits et traités internationaux » sur les théâtres d’opérations.
Face à l’ampleur des révélations de Mediapart, le gouvernement camerounais à travers son ministre de la communication Rene Emmanuel Sadi est sorti de son silence et dément les « allégations mensongères contre les forces camerounaises de défense et de sécurité ».
Dans son communiqué, les autorités camerounaises affirment que ces révélations ne visent qu’à « nuire à l’image de l’armée camerounaise, à celle de son Chef, et partant, au Cameroun tout entier ». Dans la même logique, le gouvernement dénonce le timing de publication de ces révélations qui arrivent après l’appel au Dialogue national de Paul de Biya. «On est d’ailleurs fondé à s’interroger sur la concomitance de cette campagne médiatique pernicieuse, et l’annonce par le Chef de l’Etat du Cameroun, du Grand Dialogue National, ainsi que l’engouement et tous les espoirs que suscitent cet événement de grande portée pour le devenir et l’avenir de la Nation camerounaise », peut-on lire dans ledit communiqué.

Torpiller le dialogue

Alors que les autorités camerounaises s’activent à préparer le dialogue prévu pour le 30 septembre, elles estiment que ces révélations ne visent qu’à torpiller le dialogue de Biya et de diviser encore plus le pays. « Il y a là encore, comme on a eu à le constater, en d’autres circonstances, une claire intention de manipuler l’opinion nationale et internationale, d’attiser les rancœurs et les tensions, dans un pays résolument engagé et mobilisé pour le rétablissement de la paix et de la sécurité ».
« Le Gouvernement camerounais réfute sans réserve, ces élucubrations fantaisistes et ces affirmations gratuites de quelques médias étrangers en mal d’inspiration et en quête de sensationnel, qui n’ont de cesse de jeter l’opprobre sur l’armée camerounaise, dont nous saluons le loyalisme, l’esprit de sacrifice et le dévouement » insiste le gouvernement.
Selon Rene Sadi les crimes dont le BIR est accusé ne sont que des « dommages collatéraux enregistrés de temps à autre, comme c’est du reste le cas partout ailleurs dans le monde en pareilles circonstances ». Des dommages qui « ne sauraient occulter les mérites d’une institution républicaine dont nous avons tout lieu d’être fiers ».

Source: camerounweb.com

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