Sérail: Voici pourquoi Paul Biya mis en ‘isolement’

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Dans un contexte marqué par des conflits internes au sein du sérail pour la succession de Paul Biya et des positionnements individuels, le gouvernement camerounais est comparé à une équipe de football au sein de laquelle chaque joueur veut être meilleur buteur. La cohésion, l’esprit d’équipe et le manque de solidarité ont foutu le camp. Un constat amer fait par le chef de l’Etat lui-même lors de son adresse à la nation le 31 décembre 2013 :

« Sans doute faudra-t-il impérativement s’attaquer aux causes de nos insuffisances en supprimant les points de blocage, les zones de dispersion et les doublons. Serions-nous incapables de faire ce que d’autres pays comparables au nôtre ont fait ou sont en train de faire ? Je ne le crois pas. Nous avons des hommes, des femmes et des jeunes talentueux, ingénieux, bien formés et entreprenants, capables de relever ces défis. Nous avons des ressources naturelles, abondantes et variées. Nous avons des institutions, modernes et démocratiques. Notre pays connaît la paix et la stabilité. Alors que nous manque-t-il ? »

Intérêt général

Ce qui manque, eh bien, c’est cette solidarité gouvernementale, la conjugaison des efforts pour résoudre les problèmes qui minent le Cameroun. « Je crois que nous avons des progrès à faire sur deux points importants : la primauté de l’intérêt général et la coordination de nos efforts. Bien qu’attachés à nos communautés d’origine, ce qui ne nous empêche pas d’être de fervents patriotes lorsque l’honneur national est en jeu, nous sommes un peuple d’individualistes, plus préoccupés de réussite personnelle que d’intérêt général. Notre Administration reste perméable à l’intérêt particulier. Ce dernier est le plus souvent incompatible avec l’intérêt de la communauté nationale. Dans un « Etat moderne, cette dérive ne doit pas être tolérée », dénonce Paul Biya dans son discours de fin d’année en 2013.

Les ministres et autres preneurs de décisions fonctionnent « en solo » pour leurs propres intérêts, leurs réussites personnelles, leurs propres ambitions. Face à un problème particulier, on ne voit pas une forte mobilisation du gouvernement pour conjuguer les efforts afin de trouver des solutions. Plutôt, chacun veut sauver sa tête en jetant l’opprobre sur les autres. Les uns se dédouanent pour accuser les autres. La machine gouvernementale est ainsi grippée, fragilisée et le bateau Cameroun peinent à avancer vers son émergence, en dépit des discours présidentiels prometteurs.

Paul Biya : si seul ?

La question vaut la peine d’être posée au moment où le Palais présidentiel s’érige honteusement à une véritable passoire, qui ne retient rien et ne filtre rien. Tout ce qui est fait dans cette maison ultrasensible est diffusé sur les réseaux sociaux à cause des guerres de positionnement, les guerres pour le pouvoir. Ceux qui aspirent à la magistrature suprême veulent déstabiliser le chef pour prendre sa place.

Quelles sont ces personnes à la présidence de la République qui laissent filer des informations confidentielles au public ? Qu’est-ce qui justifient leurs manœuvres ? Quelles sont ces autres personnes autour du chef de l’Etat qui livrent à la presse des informations compromettantes contre leurs collègues de service ? Autant de questions qui convergent vers un élément de réponse : la quête du pouvoir. Ces actions contribueraient à éliminer physiquement, par des méthodes moins violentes, le président de la République. Les cercles de réflexion en place pour-

Source: L’Épervier n°1408

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