Sommet Russie-Afrique: Poutine redéfinit les bases de la rencontre à Biya et Cie, voici détails!

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Dans une interview-fleuve accordée à l’agence de presse Tass le leader russe, Vladimir Poutine explique les motivations géopolitiques et géostratégiques du sommet Russie-Afrique qui démarre mardi dans la ville balnéaire russe de Sotchi.

Le “Tsar” de Moscou resitue l’opinion pour ainsi dire , sur l’histoire des relations entre son pays et le continent africain qui fut aussi, pratiquement jusqu’au début des années 1990, un des théâtres de la confrontation Est-Ouest entre les deux principales puissances militaires campant à l’époque, chacune, le bras armé des systèmes communiste et capitaliste.

Dans la foulée, il prend le contrepied d’une certaine opinion qui voudrait voir dans ce regain d’amitié russo-africaine une volonté de la puissance planétaire de pousser celles de ses semblables occidentales qui avaient déjà pied sur le continent, et qui s’y sentent à l’aise du fait de la facilité avec laquelle ils en exploitent (doux euphémisme pour dire “piller”) le SOUS-SOL.

Mise au point à l’intention des spécialiste de la petite extrapolation ?

« La Russie est prête à se lancer dans une compétition civilisée pour la coopération avec l’Afrique », affirme-t-il, précisant que « L’agenda africain de la Russie est positif et tourné vers l’avenir. ».

Fidèle à la logique qui est la sienne en matière des relations entre grandes puissances et pays faibles, Vladimir Poutine qui postule d’emblée que son pays ne doit pas imposer sa position, mais respecter le principe proposé par les Africains, explique, au sujet de ce beaucoup considère comme une compétition du type de celle qui avait cours à l’époque de la guerre froide, voire plus exacerbée :

« Nous prenons certainement note de ces facteurs et tirons des conclusions. Nous n’allons pas participer à une nouvelle “répartition” de la richesse du continent; nous sommes plutôt prêts à nous lancer dans une compétition pour la coopération avec l’Afrique, à condition que cette compétition soit civilisée et se développe conformément à la loi ».

Poutine
Des attentes du leader russe qui pourraient être aussi celles des africains
Si ces propos ne sortent pas ses “concurrents” occidentaux de l’auberge de l’arrière-pensée, de l’appréhension, voire carrément de la conflictualité du retour russe en Afrique, ils ont cependant le mérite de rassurer a priori les africains qui tendent de plus en plus à se choisir pour partenaires des puissances fondant leur postulat relationnel sur le respect mutuel.

Tant il est vrai qu’en raison de la surexploitation sans contrepartie conséquente des richesses du continent par l’Occident, les peuples d’Afrique et leurs dirigeants, même ceux qui, tout en étant des pantins représentant les intérêts des puissances occidentales, voudraient que leurs marionnettistes de Paris, Bruxelles ou Washington leur lâchent un tant soit peu la bride, s’inscrivent depuis quelques temps dans une logique de dissidence contre leurs maîtres et revendiquent le respect des règles qui régissent les relations (internationales) entre États.

Gare à la confusion des genres
Quitte bien sûr à faire, par désespoir, la courte échelle aux régimes despotiques qui ne demandent qu’à gouverner en toute dictature sans avoir de comptes à rendre à personne, au nom du devoir de « non-ingérence dans les affaires des Etats », et pour qui est plus qu’arrangeant, le paradigme du « partenariat gagnant-gagnant » sans condition.

sans condition préalable de démocratisation des institutions, des méthodes d’accession au pouvoir et de gouvernance que proposent la Chine et la Russie et dans une certaine mesure, les autres puissances du BRICS manifestant des velléités expansionnistes, à l’instar du Brésil et de l’Inde. L’Afrique du Sud a quant à elle encore trop de difficultés socio-économiques internes à solutionner pour s’investir dans les “conquêtes d’espaces vitaux”.

Tirer le meilleur parti du retour affirmé et assumé de la Russie en Afrique
Reste aux plénipotentiaires de l’Afrique d’aborder le retour de la Russie sur le continent avec la volonté d’en profiter : C’est d’ailleurs ce à quoi les invite les président Poutine :

« Nous espérons que nos collègues africains, représentants du monde des affaires, viendront à Sotchi avec un ensemble de propositions solides visant à renforcer les relations bilatérales, tandis que les chefs des organisations régionales africaines partageront leurs idées sur la manière dont nous pourrions développer conjointement notre coopération multilatérale. ».

Poutine de les rassurer : « Nous examinerons ces initiatives avec un grand intérêt et déciderons de ce qui pourrait être lancé tout de suite et de ce qui nécessiterait plus de détails », non sans leur proposer « d’identifier les mécanismes de mise en œuvre des accords qui seraient conclus lors de la réunion au sommet à Sotchi ».

Source: cameroonvoice.com

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