Stade d’Olembe: voici pourquoi le cas Piccini inquiète!

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Narcisse Mouelle Kombi, le ministre en charge des Sports qui s’est rendu sur ce chantier le 14 octobre dernier, a certes rassuré sur la reprise des travaux, mais des inquiétudes persistent sur leur rythme et par conséquent, le délai de livraison de livraison de cette infrastructure sportive fixé par la CAF.

Il a fallu au ministre en charge des Sports de lever le ton pour que les travaux reprennent timidement au chantier de construction du stade Paul Biya d’Olembe. En effet, Narcisse Mouelle Kombi qui s’est rendu le site des travaux, le 14 octobre dernier, a dit avoir « instruit les différentes parties prenantes de tout mettre en œuvre pour la finalisation des travaux dans les délais compatibles avec l’organisation des grands événements sportifs, dont la CAN 2021. Pour cela, j’ai prescrit un certain nombre de mesures urgentes et appropriées au groupe PICCINI responsable des travaux, et à EGIS responsable de la maîtrise d’ouvrage ».

Mais, ce ne sont que deux postes de travail qui ont été réactivés lundi dernier. Notamment, l’habillage des façades et l’aménagement de l’aire de jeu qui constituent les premières activités de la reprise. Le constructeur Piccini s’est donc exécuté après avoir reçu du ministre des Sports et de l’Education physique, le 7 octobre 2019, l’ordre de service valant mise en demeure. Nonobstant cette reprise des travaux, l’on reste interrogateur sur leur rythme et par conséquent, le respect du délai de livraison de cette infrastructure fixé par la Confédération Africaine de football (CAF). Elle qui exige désormais que toutes les infrastructures et les services du cahier de charge de la Coupe d’Afrique des Nations 2021 soient parachevés avant le mois de Juin 2020. Toute chose qui, pour l’heure, n’est pas garantie par l’entreprise Piccini au stade d’Olembe.

En effet, présent lors du séminaire d’harmonisation de la méthodologie de présentation des infrastructures du CHAN 2020 et de la CAN 2021 organisé au Palais Polyvalent des sports de Yaoundé, il y a quelques semaines, le Control Project Manager de Gruppo Piccini était apparu quelque peu dubitatif sur la situation de ce complexe sportif.

« Dans les quelques semaines qui vont venir, d’abord on doit reprendre de façon pleine les travaux. On a dit quelques semaines, mais j’espère dans quelques jours. Cela a été annoncé qu’a priori, il n’y aura pas les épreuves du CHAN sur le stade d’Olembe, ça ne va pas être présenté à la CAF, mais si les terrains d’entraînement sont prêts, peut-être qu’ils seront utilisés. Mais aujourd’hui, nous on a moins la pression de temps, on pourra bien faire les travaux et les finir de façon très correcte, sans cette pression de temps qui n’est pas toujours très favorable pour travailler», avait-il affirmé. Ajoutant pour ce qui est de la date de livraison, qu’il ne sait « pas trop à quel rythme on va reprendre. Aujourd’hui, il y a encore une petite inconnue, je sais qu’on va reprendre ; à quel rythme, je ne sais pas, mais ce ne sera pas un rythme aussi intense, puisque du coup, il n’y a plus la contrainte du CHAN. Je pense que dans les six à neuf mois qui viennent, on devrait pouvoir livrer. Mais ce n’est pas un engagement ferme».

Sur les difficultés financières responsables de l’arrêt des travaux, le Control Project Manager du groupe italien expliquait qu’ils ont « bien sûr essayé de résoudre ces problèmes, ç’a été un peu difficile, mais il s’avère qu’effectivement il y a eu des prestations qui ont été faites par l’entreprise et qui n’étaient pas prévues à l’origine, et ont effectivement un tout petit élevé le budget, mais aujourd’hui quasiment c’est résolu, on est dans les derniers points techniques et on espère effectivement pouvoir reprendre sereinement toute la partie des travaux des stades assez prochainement et aller jusqu’au bout».

Source: ecomatin.net

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