Succession de Biya: Chantal Biya met en place un réseau bien huilé, voici les détails!

0

Elle a le cœur sur la main, c’est un fait. Mais cela n’empêche en rien qu’elle soit réaliste.

L’arrivée de Chantal Biya à la présidence de la République comme première dame fut célébrée par tous les Camerounais.

D’autant qu’après le décès de Jeanne Irène Biya en 1990, son prédécesseur, les Camerounais jubilaient enfin de sortir de cette longue période de tristesse, qui avait duré littéralement 4 ans.

Tout de suite, la nouvelle épouse du chef de l’Etat imprima sa marque. Elle réussit en un laps de temps à mettre sous son charme, le Cameroun tout entier. Son sourire, sa chaleur, son empathie devinrent sa marque de fabrique.

Il était donc tout naturel qu’elle se tournât vers l’humanitaire. Mais ce n’est pas une spécificité camerounaise que de retrouver une première dame dans ce domaine. Qu’il s’agisse de cieux occidentaux ou même africains, les épouses de présidents prennent leurs quartiers dans l’humanitaire.

Néanmoins, la spécificité de la première dame camerounaise est qu’elle a réussi à donner aux différents organismes qu’elle chapeaute une stature internationale : Les synergies africaines, la fondation Chantal Biya ou encore le cercle des amis du Cameroun.

Ce n’est donc pas une surprise si elle est également ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef. Two thumbs up ! Personne ne remet donc pas en cause son engagement pour les causes purement humanitaires, parce qu’elle a toujours à cœur le bien-être de l’homme. C’est une mère dans l’âme.

Mais, après 24 ans de mariage, soyons réaliste, c’est proprement insulter son intelligence que de croire qu’une femme qui a vécu plus de deux décennies dans un milieu de pouvoir, semble être aveugle face à ce qui se passe autour d’elle.

Non, Chantal Biya n’est pas bête, et, elle a bien compris les enjeux qui peuvent tourner autour du pouvoir de son mari. Ce, pour plusieurs raisons. D’abord, Paul Biya a 85 ans. Elle doit bien avoir remarqué le jeu de requins qui a lieu autour de lui, pour sa succession.

Tout le monde rêve de ce pouvoir. Or, la première dame n’a que 45 ans. Elle est encore jeune, et il est légitime qu’elle puisse se poser les questions si jamais la fatalité avait lieu. Les uns et les autres doivent comprendre que la politique n’est pas une promenade de santé et qu’il est difficile d’accumuler 36 ans sans avoir heurté des gens.

Du coup, les rancœurs s’accumulent. Et, lorsque vous n’êtes plus là, certains tentent de s’en prendre à vos proches. Vous devenez des victimes collatérales des ennemis de votre mari. C’est tout à fait normal que la première dame pense à mettre en place un réseau sur lequel elle pourrait compter au cas où. C’est même normal qu’elle tente même d’influer sur le choix du président suivant. Parce que son avenir en dépend aussi.

Personne ne peut lui en vouloir pour cela. De plus, comment penser qu’une épouse ne puisse pas avoir de l’influence sur son mari ? Ce n’est pas possible. Que la première dame ait pu faire en sorte que ses protégés conservent leurs places à l’issue du remaniement ministériel du 04 Janvier dernier ne devrait pas surprendre.

Car cela signifierait dénier même l’affection qui peut exister entre un homme et son épouse et cela signifierait que la première dame, après plus de 20 ans de mariage ne comprend toujours pas les rouages du pouvoir. Qui ne pense pas à l’avenir ? Elle voit bien qu’autour du chef, ses camarades générationnels quittent la scène les uns après les autres.

Le dernier en date, c’est Foumane Akame. Tous ou presque sont malades. Donc naturellement, la question se pose : « si demain il n’est plus là, je fais comment ? ». Paul Biya avait lui-même déclaré qu’il n’est pas éternel. Qui l’est ? Même dans nos maisons, nous simples citoyens ayant convolé en justes noces, on finit toujours par se demander ce qui se passerait si jamais on n’est plus là. Et quand on ne le fait pas, la femme est là pour nous le rappeler, qui plus lorsqu’on est dans les hautes sphères du pouvoir.

On ne peut donc pas s’offusquer que la première dame tente de placer ses pions. C’est de bonne guerre. Dans l’ouvrage de Valérie Trierweiller, l’ex-compagne de François Hollande avec laquelle il entre à l’Elysée, elle explique qu’elle tentait toujours d’influencer ses décisions. C’est humain.

Source: L’Avenir Hebdo

Téléchargez notre application Android

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here