Voici l’erreur qui va emporter le régime Biya-Ngoh Ngoh

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Résolu à boire la coupe de l’humiliation jusqu’à la lie, le régime de Paul Biya va devoir affronter dans les jours à venir plus coriace adversaire encore qu’il n’en a eu en face ces derniers mois : propulsée au devant de la scène par une conjoncture politique marquée par la répression aux allures de décapitation de son parti, c’est une dame, Tiriane Nadège Noah Biloa, 2ème Vice-présidente du Directoire National du MRC qui monte aux charbons contre cette citadelle de fer dont les commandes ont été subrepticement passées entre les mains du ministre d’Etat Secrétaire Général de la Présidence.

Personne de caractère et de conviction, aussi résolue que prête à tout comme on n’en trouve beaucoup ces temps qu’au sein du MRC -ce qui n’enlève rien à la qualité de l’engagement des autres Camerounais pour l’avènement d’un Etat de droit dont s’approprieraient des citoyens libres et conscients, et non ce royaume de sujets vampirisés et tenus en joue par des gangsters en costumes trois pièces-, la dame, la quarantaine entamée, qui prend les manettes du MRC à la suite de l’embastillement du 1er Vice-président, Mamadou Mota, sera plus ingérable que Kamto.

Pour une fois, les représailles du régime de Yaoundé contre la résistance nationale conduite par le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto, qu’il travaille à décapiter est gros d’un irréversible effet boomerang dont on n’aura pas fini d’éprouver les secousses avant la chute définitive du régime.

Samedi prochain, est programmée une autre marche appelée par le MRC et la coalition autour de Maurice Kamto, pour exiger la libération des prisonniers politique, la fin de l’entêtement des protagonistes de la guerre au NOSO, sans oublier les comptes de la dernière élection présidentielle soldée par un monumental hold-up électoral qui constituent toujours l’exigence fondamentale des forces du changement, conscientes du fait de nombreuses institutions qui imposent respect sous d’autres cieux ont montré publiquement, à défaut de le dire ouvertement, combien elles s’étaient mobilisées et compromises pour reconduire au pouvoir le candidat président sortant contre toute logique.

La marche qui sera piloté et conduite par Tiriane Noah n’ira bien sûr pas sans l’interpellation d’autres centaines de personnes. Et c’est ici que les choses prendront la tournure tant attendue : Les Camerounais qui ont assisté impuissants à l’arrestation et l’incarcération de l’avocate Michèle Sonia Ndoki, malgré ses trois blessures par balles, après avoir accepté, par le passé, que des officiers de police gratifient de coup de leurs rangers la leader du CPP, Edith Kahbang Walla, accepteront-ils une fois de plus que de jeunes soldats et policiers s’emparent de Tiriane Noah comme ils l’ont fait samedi avec Mamadou Mota et d’autres responsables du MRC et de la résistance. Il ne fait pas de doute que la réponse ne saurait être qu’une négation, car une tentative d’arrestation de la dirigeante intérimaire du MRC serait un terrible défi à tous les Camerounais qui portent l’honorable nom d'”homme”. Aucun homme ne laisse emprisonner enlever et séquestrer sa mère, son épouse, sa fille ou sa sœur sans réagir sous prétexte qu’il criant d’être tué.

Cela ne s’est pas fait en Roumanie de Ceausescu, au Mali de Moussa Traoré, en Lybie de Mouammar Kadhafi, et tous les régimes qui ont oublié la question très sensible du seuil de tolérance de la société vis-à-vis des psychopathes qui s’en prennent aux femmes, ont appris à leurs dépens -y compris dans les sociétés machistes-, que tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse., et qu’il y a des niveaux de brimade que le peuple le plus béni-oui-oui n’accepta pas.

Source: cameroonvoice.com

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