Voici Les confidences d’un prêtre sur les pratiques douteuses de Mgr Mbarga

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L’arrivée de l’Evêque-cardinal à la tête du très important archidiocèse de Douala avait fini par dissiper des ombres et mis fin à quelque remue-ménage perceptible, remettant à flot les mécanismes de son fonctionnement et restaurant l’engouement et la sérénité des fidèles chrétiens.

Lorsqu’il fallu trouver un remplaçant à Christian cardinal Tumi, arrivé à l’âge de la retraite, l’exercice ne s’avéra pas de tous ses aises. Il avait fallu au Souverain pontife un regard plus attentif et attendri sur la constituante de l’Eglise particulière qui est au Cameroun. Mes Seigneurs Ntalou et Ntep, évêques de Garoua et d’Edéa respectivement seront pressentis. Choix judicieux peut-être mais sûrement pas nécessaire dans le bon sens, compte tenu des aspects et critères sociologiques qui transparaissent de la nomenclature ecclésiale au Cameroun.

Le successeur de Pierre ne pouvait faire fi de ces considérations et tranchera dans le vif, non sans avoir consulté quelques proches conseillers. De là sortira la « fumée blanche » portant le nom de Samuel Kléda, alors évêque du très modeste diocèse de Batouri. Le nouvel évêque de l’archidiocèse de Douala, cité cosmopolite s’il en est, est précédé d’une réputation dénomme intégré et sans compromis. Son prédécesseur ira jusqu’à dire, ex-cathedra qu’il possède cette vertu au centuple.

Le doute se faire jour L’état de grâce de cet évêque venu du septentrion semble s’amenuiser au fil des ans. Nombre d’observateurs des questions ecclésiales franchissent même le Rubicon, traçant la parallèle avec ce qui se passerait dans l’archidiocèse de Yaoundé. Là-bas, l’ordinaire des lieux est voué aux gémonies.

Des révélations qui plus est de prêtres, relayées par notre confrère « La Voix du Centre-, dans son édition du 29 juillet dernier portant sur la gestion de Mgr Jean Mbarga, sont renversantes et carrément scandaleuses. « L’évêque métropolitain est accusé par ses prêtres de mettre l’argent au centre de son ministère pastoral », écrit le journal.

Un brûlot. Un prêtre ne s’essaierait pas à des accusations d’une extrême gravité à l’endroit de son évêque s’il ne disposait de preuves irréfutables. Du coup, l’assemblée des fidèles se pose la question lancinante de savoir comment est-ce possible dans l’Eglise du Christ ?

Kléda interpellé

Si la situation en ce qui est de la conduite de l’apostolat dans l’archidiocèse de Yaoundé paraît on ne peut plus plausible au regard des griefs portés contre Mgr Jean Mbarga par son prêtre, les choses bien qu’encore dans le clair-obscur, ont tendance à aller dans le même sens dans l’archidiocèse de Douala. Ici, « le placement du personnel» (prêtres et laïcs) a de plus en plus des relents de favoritisme exacerbant.

Les toutes récentes «affectations» – certaines intempestives, le montre à suffire: nombre de prêtres ploient sous le poids des responsabilités multiples, alors que d’autres sont comme laissés pour compte. A certain niveau, on a l’impression à s’y méprendre, à des actions de déstabilisations.

D’aucuns pensent que les affectations de prêtres dans l’archidiocèse de Douala sont dénuées d’innocence et plus encore d’objectivité. On n’a pas l’impression que le vicaire général qui, dans le diocèse assiste l’évêque dans la gestion du personnel œuvre dans ce sens.

On a plutôt la certitude, certes relative, qu’ici, le but à chaque fois est de constituer une sorte de caste qui couvrirait des incommodités susceptibles de naître au sein de l’archidiocèse. Et c’est sur ce point que l’évêque devrait veiller à la stricte objectivité et sincérité dans le placement du personnel dont il a la charge.

Hélas!

Mgr Kléda, en outre a, depuis quelque temps, entrepris une vaste opération d’achat de terrains pour l’érection de nouvelles paroisses dans son diocèse. Ce qui est tout à fait louable.

Toutefois, cette opération du reste salutaire pour la pérennité de l’Eglise a trouvé des chantiers déjà ouverts et dont l’achèvement avant les futurs chantiers à entreprendre se pose comme un impératif catégorique. On ne saurait privilégier l’achat de terrains au détriment des églises en construction. Qui trop embrasse…

Source: Le Messager n°5357

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