Voici les Graves révélations sur le ‘Coup d’Etat’ manqué de la CDE à Mvomeka’a

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Au regard de la mort anticipée de tous les projets initiés à l’époque de Jean William Sollo pour améliorer la qualité et la quantité de l’eau potable et les désagréments causés par la Camwater aux populations de Douala, les chefs Sawa les pieds dans l’eau et la gorge sèche aurait écrit au chef de l’Etat pour déplorer l’arrestation de l’ex Directeur Général de la Cameroon Water Utilities.

Jean William Sollo, pleuré à chaudes larmes par les chefs Douala lors de l’une de leurs rencontres qui ont pris sur eux en fin de mois d’Avril 2019, comme nous le révèle des sources concordantes, de saisir le Chef de l’Etat, pour dénoncer l’incarcération de William Sollo, ancien Directeur Général de la Cameroon Water Utilities (Camwater). Débarqué de son poste par des réseaux mafieux, à la suite d’une mise en scène orchestrée depuis les hautes sphères de l’Administration du pays. Dans cette correspondance, ces gardiens de la tradition Sawa observent un certain nombre de désagréments liés au dysfonctionnement de la Camwater et son incapacité á procurer en qualité et en quantité de l’eau potable aux populations du pays.

Les habitants de la ville de Douala ont les pieds dans l’eau mais la gorge sèche. Elles vivent désormais comme ce lézard qui dans un sac d’ignames meurt de faim. Toute chose qui frise le ridicule des pouvoirs publics et tend à ternir l’image de marque du Cameroun. Les chefs Sawa ont les larmes aux yeux, eux qui nourrissaient le rêve de voir enfin la ville de Douala à l’abri des pénuries d’eau potable tant observé çà et là, tel qu’envisagé par l’ex-Directeur Général de cette structure.

« William Sollo n’est pas un ange mais un Saint dans la gestion de la Camwater », a laissé entendre un chef tradition Sawa. Un cadre de la direction générale de Camwater fait savoir que tous les projets et chantiers mis sur pied par l’ancien Directeur général de la Camwater sont aujourd’hui abandonnés. Notre source en veut pour preuve, les chantiers engagés dans la mise sur pied des points d’épuration d’eau et l’entretien amélioré des sites de captage. Les 03 cellules qui fonctionnaient à cette époque sont mortes sans que cela ne suscite la réaction de ses successeurs. Autour de ces sites, l’ex-DG, actuellement détenu dans les geôles de la prison centrale de Kondengui, avait préconisé moyennant indemnisation la délocalisation des populations environnantes, ainsi que des latrines. Une volonté manifeste de mettre les nappes d’eau souterraines à l’abri d’un système de vases communiquant pouvant entraîner leur pollution. De bonnes idées mais alors combattues par des velléités anarchiques d’une sorte d’adeptes de la marche à reculons.

Deux mois seulement après son limogeage, les populations avaient á nouveau envahi ces sites car les procédures d’indemnisations avaient été suspendues. Les populations sont vent debout et en veulent ouvertement à l’ex-ministre de l’eau et de l’Energie, Basile Atangana Kouna, actuellement poursuivit pour détournement de deniers publics.

Dans la Mefou et Akono, département d’origine de William Sollo, la plupart des responsables politiques rencontrées déplorent eux aussi l’incarcération et l’arrestation de l’ancien DG de la Camwater. « Du fond de sa cellule, William Sollo n’a de cesse apporté sa contribution aux différentes manifestations du parti, demander aux militants de soutenir le Chef de l’Etat et de l’accompagner dans sa politique de faire du Cameroun un pays émergent. Et dire que le malheur du l’homme ne vient jamais de loin », relève en ces termes, un militant d’un comité de base du Rdpc à Akono, ayant requis l’anonymat.

Camwater : un grand malade

Depuis le changement de l’exécutif managérial à la tête de la Cameroon Water Utilities, la structure sombre progressivement et plonge davantage dans un état comateux. En effet, en date du 29 avril 2019, le Ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, a saisi l’actuel Directeur Général de la Camwater, lui intimant l’ordre de prendre dans les brefs délais toutes mesures urgentes pour mettre fin aux dysfonctionnements observés et décriés par le Directeur régional de la Camwater de Douala. La correspondance fait état de ce que le Directeur régional de la Camwater de Douala avait saisi le préfet du Wouri pour lui faire part des « dysfonctionnements managériaux préjudiciables à la continuité du service public de l’eau potable de ce côté».

Le Directeur régional note entre autres : l’insuffisance récurrente des fonds alloués au paiement des t’cherons, le risque de rallonge des délais de paiement desdits t’cherons, l’absence des fonds destinés á l’entretien des véhicules, la mise á disposition tardive de l’accréditif mensuel, le fonctionnement des équipements critiques sans autres équipements de secours, l’insuffisance des ressources financières pour la conduite des interventions techniques. Des faits réels qui traduisent en filigrane le manque de sérieux des nouveaux responsables de la Camwater.

William Sollo sacrifié ?

Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de rage. C’est un dicton bien connu de tous, dont se servent quelques-uns pour régler leurs comptes à d’autres. C’est bien la voix choisit par ces détracteurs qui ont tôt fait d’ignorer les loyaux services rendus par ce digne fils de la Mefou et Akono à la nation. A l’heure actuelle, c’est le jeu favori de certaines pontes du pouvoir de Yaoundé qui, pour régler des comptes et briser les carrières des étoiles brillantes, n’hésitent pas un seul instant à user de tous les coups, afin de ternir l’image de ces derniers auprès du Chef de l’Etat.

Le maître du temps et des horloges, sait désormais que William Sollo, ancien Directeur Général de la Camwater et comme quelques autres, ont été victime de leur ascension fulgurante. Avec à la clef des agissements rancunières de lobby, tel celui d’Atangana Kouna – Mebe Ngo’o, qui semblent avoir été tous deux pris au piège de leur jeu malicieux. Comme Jean Baptiste le prophète, la tête de William Sollo a été servi au président Paul Biya sur un plateau porté délicatement par ceux- là même, aujourd’hui, co-détenus à la prison centrale de Kondengui. Et pour reprendre les Saintes écritures: «Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi». (Galates 6: 7).

Le digne fils de la Mefou et Akono serait un martyr. C’est le point de convergence de tous les points vue. Jean William Sollo serait sacrifié par des bourreaux cités plus. Son péché, étant d’avoir refusé de jouer, voire de se compromettre dans ce vaste réseau de détournement de deniers publics établi par duo bien implanté, derrière la Camerounaise des eaux (CDE). Pire encore quand il a osé réclamer à la Camerounaise des eaux le versement à la Camwater d’un montant de 121 milliards F CFA représentant de la redevance d’affermage.

Des sources dignes de foi révèlent que ce même réseau aurait saboté à Mvomeka’a l’eau de la piscine présidentielle pour servir la tête de Sollo au Chef de l’Etat. Cette eau aurait provoqué des éruptions cutanées au Président de la République. « Le sort de William Sollo était alors scellé par son propre frère du village », glisse une source au Ministère de l’Eau et de l’Energie qui précise : « Et quand il y a eu l’incident, le Ministre Atangana KOUNA s’est empressé de dire que c’est la faute de la CAMWATER alors qu’à l’époque c’est la CDE qui était chargée de potabiliser l’eau et de la conduire jusqu’au point de livraison.» Affichant une mine de quelqu’un torturé par sa conscience pour avoir contribué à la déchéance de Sollo, il renchérit : « La CAMWATER ne s’occupait à l’époque que de construire les équipements et de les mettre à la disposition de la Camerounaise Des Eaux ».

Des journalistes interdits d’accès à Kondengui

Il est à souligner qu’après moult tentatives d’obtenir les versions de William Sollo et de Basile Atangana Kouna, les responsables de la Prison Centrale de Kondengui, n’ont pas été favorables à l’accès à ce pénitencier par nos fins limiers. Un refus d’accès qui a été catégoriquement signifié au Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) dans le cadre des activités de la célébration de la Journée Internationale de la Liberté de la Presse. Une dizaine de membres de ce mouvement syndical, voulaient réconforter le 03 mai 2019, leurs cinq confrères encore incarcérés dans cette prison. Et la rédaction de La Voix Des Décideurs, vu les difficultés d’accès, espérait tout au moins recueillir la version des faits des parties citées afin d’équilibrer son enquête.

Source: lavoixdesdecideurs.biz

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