Voici les Révélations sur les premiers jours douteux de Biya dans l’antre du pouvoir

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Dans sa parution No 3058 du dimanche 11 août dernier, le magazine panafricain Jeune Afrique a révélé quelques points sur les premiers pas de l’actuel président camerounais Paul Biya dans l’antre du pouvoir en 1962. Extrait…

La conquête du pouvoir

Biya a toujours su choisir ses protecteurs. En 1962, son ascension commence: il entre comme chargé de mission à la présidence. « Assidu », « réservé », « dévoué », un ancien collègue ne tarit pas d’éloges. En 1967, il est nommé directeur du cabinet civil du président qui n’hésite plus à lui confier les dossiers délicats. Certains se gaussent du “valet”, de la marionnette” Biya Mais le jeune homme de 34 ans va les surprendre.

« Il était sportif, avait une hygiène de vie, pratiquait le footing au mont Fébé », se souvient un Français logeant à l’époque à Yaoundé. Biya s’entraine aussi au Tennis avec Zacharie Noah, le père de Yanninck. « C”était un très bon administrateur, et Ahidjo s’est reposé sur lui, se souvient un ancien coopérant au Cameroun. Ahidjo avait de l’admiration pour lui, et Biya était fasciné par le charisme du président. »

En 1975, Ahidjo le nomme Premier ministre. A son épouse, il explique avoir choisi « le plus posé ». Le 29 juin 1979, il fait même du Premier ministre son successeur constitutionnel. L’ancien séminariste, qui n’a encore jamais été élu se forge une image dans l’opinion.

« On a longtemps cru qu’il ne faisait pas de politique, mais c’était justement sa stratégie », confie une de ses connaissances.
Le 4 novembre 1982, Ahidjo annonce sa démission au profit de Biya.
A la résidence du Lac, demeure du PM qu’il s’apprête à quitter, Jean-Ir-ne filtre les entrées. Le nouveau président accepte les félicitations. Whisky et champagne sont servis. Mais la fête n’a rien de fastueux. « Il s’est aussitôt mis à gouverner avec un masque », se souvient un ancien camarade.

En 1982 et 1983, Biya compose ses gouvernements en consultant Ahmadou Ahidjo mais place peu à peu ses pions, notamment Joseph Zambo et Jean Nkueté, pour contrer les fidèles de l’ex-président. A la surprise d’Ahidjo, le “valet” s’affirme.

Source: camerounweb.com

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