Voici pourquoi ‘Biya n’a pas le pouvoir de décider de l’avenir de l’Ambazonie’

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Dans une interview accordée au bihebdomadaire JeuneAfrique, Ayuk Tabe est revenu sur le dialogue national convoqué par Biya et qu’il conteste vigoureusement ainsi que sur les recommandations sorties de ces assises. Le statut spécial attribué aux zones anglophones serait alors un coup de théâtre odieux de Biya.

A en croire le président intérimaire de l’Ambazonie, Paul Biya n’a pas l’étoffe assez lourd pour résoudre la crise anglophone. « Le président Biya n’a pas le pouvoir de décider de l’avenir de l’Ambazonie, la République du Cameroun et le Southern Cameroons sont deux anciens territoires sous tutelle et sous administration onusienne. L’un ne peut prétendre accorder à l’autre un statut spécial pas plus que l’indépendance. »

Il persiste et signe que le dialogue national est un non évènement et qu’un aucun ambazonien n’a pris part à cette rencontre et pourtant le régime Biya a présenté des ex-combattants qui ont déposé les armes et ont appelé à la paix. « Que cela soit bien clair : aucun ambazonien ni aucun représentant de l’Ambazonie n’y ont assisté. Ce prétendu dialogue n’a été qu’un grand entretien de Paul Biya avec lui-même, », affirme –t-il avec fermeté.

« Libérer 333 prisonniers de la crise anglophone n’a rien d’extraordinaire », avoue Ayuk Tabe. « Ce dialogue n’a réuni que des membres du RDPC et quelques autres camerounais. Pour nous, il est un non-évènement. Le conflit qui nous oppose à la République du Cameroun est d’ordre international et ne peut être résolu par un dialogue national. La libération de 333 de nos compatriotes n’a rien d’exceptionnel, puisque rien ne justifiait leur incarcération. Plus de 3000 personnes sont encore détenues. Les libérer, dire ce que sont devenus ceux qui ont disparu, c’est le moins que Paul Biya puisse faire !, » indique-t-il.

La crise anglophone ainsi que ces énormes pertes en vies humaines et matérielles serait loin de trouver de dénouements définitifs eu égard aux déclarations de Ayuk Tabe qui refute l’idée que des négociations seraient en cours en vue de leur libération. Il nie de pareille démarche.

Arrêté en janvier 2018 alors qu’il se trouvait au Nigeria, ramené manu militari à Yaoundé, Julius Sisiku Ayuk Tabe, 54 ans a été reconnu coupable de « sécession » et de terrorisme et condamné à la prison principale de Kondengui.

Source: Camerounweb.com

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