Voici pourquoi des policiers et gendarmes bastonnent la population

0

Elle suscite beaucoup d’indignation à travers le monde. Des militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) arrêtés dans la ville de Yaoundé après avoir pris part, samedi, à des marches pacifiques de protestation avec pour mot d’ordre « Non au hold up électoral », ont été copieusement bastonnés et torturés par les forces de l’Ordre au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed). Mamadou Mota, vice-président du MRC, a été déshabillé dans sa cellule, si l’on tient aux images qui ont circulé sur la toile. On apprend aussi de sources concordantes que Mamadou Mota, sa majesté Biloa Effa et le Dr Okoko ont été déshabillés à la cour principale de la prison centrale de Kondengui.

« L’héroïque et exemplaire premier Vice-président National du MRC ,monsieur Mamadou Mota en compagnie de sa majesté Biloa Effa ,chef coutumier des Mvog-Betsi de Tsoung-Mballa, conseiller du Président Maurice Kamto et membre fondateur du Mrc ,ainsi que le responsable du Mrc dans la région du Sud (Meyomessala) et non moins secrétaire national à la santé ,le docteur en médecine Appolinaire Oko ,viennent d’être à demi dénudés dans la cour d’honneur du pénitencier en vue de leur introduction dans une cellule de passage », a indiqué le porte-parole de Maurice Kamto le 03 juin dernier. Par ailleurs, des femmes et hommes ont eu des sévices les plus extrêmes, en raison de leur appartenance au Mrc.

Pour justifier cette humiliation, une source proche du pouvoir estime c’est parce que les militants du MRC ont défié l’interdiction édictée par les
autorités administratives pour risque de trouble à l’ordre publique, battant le pavé dans plusieurs villes du pays avant que la police ne procède à des interpellations de masse. SI l’on s’en tient aux informations rendues publiques par le parti de Maurice Kamto , au moins 354 personnes ont été placé en garde à vue à l’issue des marches du 1er juin « à Yaoundé, Douala, Bafoussam (Ouest) et Nkongsamba (Ouest). Les manifestations organisées par le MRC rentrent dans le cadre d’un mouvement de contestation des résultats de la dernière élection présidentielle, avec pour mot d’ordre « Non au hold up électoral ».

Pourtant, pour le gouvernement camerounais, en revanche, « le débat sur [la présidentielle] est clos ». C’est ce qu’a notamment indiqué le ministre des Relations extérieures Le Jeune Mbella Mbella, le 28 mai dernier au cours d’une rencontre avec les membres du corps diplomatique. « Toute action de remise en cause de la décision du Conseil constitutionnel [qui avait donné le président Paul Biya vainqueur avec 71,28% des suffrages] est une atteinte à l’ordre républicain passible de sanctions prévues par la réglementation en vigueur », a notamment menacé le ministre.

Source: 237online.com

Téléchargez notre application Android

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here